15 mai 2006

La France et le monde du travail : rompre avec les préjugés !

  En matière de travail les français font l'objet de nombreux préjugés qui servent notamment les intérets du patronat. Qui n'a jamais entendu dire que la France est un pays où on ne travaille pas assez ? Où les grèves paralysent la production ? Où l'Etat est trop présent ? Où les 35 heures sont un fiasco monumental ? Après un débat houleux samedi soir autour de plusieurs verres de rosé (n'est ce pas Fabien ;)) il me tardait de rétablir quelques vérités (vérités mises à disposition sur le site même du ministère des Affaires Etrangères !).

  Il existe un décalage important entre la réalité économique et industrielle de notre pays et l'image que l'on en donne à la télévision ou aux pays étrangers.

  Première idée reçue, la France est paresseuse ! Il paraît que les employés ne travaillent pas assez, c'est d'ailleurs pour cela que nos "pauvres entrepreneurs" ne peuvent s'acheter une troisième maison et délocalisent en Chine ou au Vietnam. Si on regarde cependant les chiffres de plus près on s'aperçoit que la France est la première nation européenne en terme de productivité horaire et qu'un salarié français travaille plus qu'un homologue allemand et presque autant qu'un employé anglais (1500 heures pour un français, 1361 heures pour un allemand et environ 1680 pour un anglais) ! Source : Organisation de coopération et de développement économiques

  Il est de bon goût également de taper sur ces "nantis de fonctionnaires" ! Car c'est bien connu la France à trop de focntionnaires et le poid de l'Etat est trop important ! Mais la aussi les chiffres contredisent les rumeurs et les préjugés. Si l'on considère effectivement la population totale, il y a en proportion, plus d’agents des services publics aux États-Unis qu’en France !

  Oui peut être mais vous allez me dire que la France est un pays où il ne fait pas bon investir ! Seulement voila encore une fois jeunes de l'UNI vous avez tort ! En 2002 il y a eu près de 178 000 créations d'entreprises dans notre beau pays et nous possédons la meilleure productivité au monde par heure de travail ! Grâce aux 35 heures et au niveau élevé de qualification et de formation de la main d'oeuvre française notre productivité par heure de travail est 2O% supérieure à celle des Etats-Unis et 40% supérieure à celle de l'Allemagne (source OCDE) ! Avec une main d'oeuvre moins cher qu'en Allemagne ou qu'au Royaume-Uni (coût horaire : 25,14 € en France, 26,5 € en Allemagne et 37,4 € en Angleterre source INSEE) la France est un pays intéressant pour les entrepreneurs. De plus les cotisations sociales (dont sont malheureusement trop souvent éxonérés les grandes entreprises) assurent à l'employeur une main d'oeuvre stable. C'est un système de solidarité national qu'il faut conserver !

  Bon encore râté mais là où tout le monde est d'accord c'est bien les 35h non ? Encore une loi qui pénalise la productivité et entraîne du chômage ! Cependant la loi sur les 35 heures à permis de créer plus de 3OO OOO emplois et à fait baisser les cotisations patronales sur les bas salaires. Dailleurs pour de nombreuses entreprises il n'est plus question de revenir en arrière (le constructeur automobile Renault gagne près de neuf jours de travail par an grâce à cette loi).

  Allez je te brise tes préjugés sur un dernier point et j'arrète la je sens que tu es désemparé ;)! Parlons des grèves puisque notre pays est toujours en grève soit disant ! Tu ne seras pas surpris si je te dis que cette idée est fausse ! Depuis 1985 il y a de moins en moins de conflits sociaux (sniff d'ailleurs). Les grèves sont aussi nombreuses qu'en Angleterre et beaucoup moins nombreuses qu'aux Etats-Unis, en Espagne ou en Italie (surprenant hein ?) ! Jours perdus par an pour 1000 habitants (entre 1999 et 2003) : France et Royaume-Uni 10 jours, Etats-Unis 20 jours et Italie 30 jours (source : Bureau International du Travail)...

  Si il y a trop de chômage ou de travail précaire, en France comme ailleurs, ce n'est donc surement pas le signe de la faillite de notre système mais bien l'élément annonciateur des limites du libéralisme effréné ! Vers la fin du monde capitaliste ?

30 mars 2006

Solidarité Internationale !

Face à la surdité du gouvernement français le mouvement anti-CPE reçoit aux quatres coins du monde quelques soutiens inattendus !

C'est tout d'abord l'actrice américaine Sharon Stone, qui de passage à Paris pour la promotion de son nouveau film Basic Instinct 2, a déclaré que la loi sur le CPE était "clairement inadaptée". Affirmant "qu'il n'est pas juste de se servir de la faiblesse des gens qui sont au chômage" la célèbre actrice à affirmer avec humour qu'elle comprenait les raisons de ces manifestations : "Même si je suis blonde ou peut être parce que je suis blonde, je me bats pour des choses évidentes" !

 

Le 24 Mars c'est la confédération anarchiste et les étudiants de la gauche grecque qui bloquent le consulat de France à Salonique par solidarité avec le combat des manifestants français ! On peut notamment lire sur leur banderolle : "SOLIDARITE AUX REVOLTES DE LA FRANCE CONTRE L'ETAT ET LE CPE". Répétant inlassablement quelques slogans en français ("La solidarité est l'arme des peuples", "Dans les universités et les rues de la France battent les coeurs de toute la société", "Le seul terroriste est le patronat"...) les manifestants se sont dispersés au bout d'une heure tout en se donnant rendez-vous le 28 mars pour un autre rassemblement !

Voici quelques photos de ce rassemblement : cliquez ici !!!

 

Enfin mardi après midi c'est plus de 200 étudiants et syndicalistes danois qui ont manifestés devant l'ambassade de France à Copenhague "en signe de solidarité avec les jeunes français" ! Reprenant également en français les slogans de nos manifestations, ils ont scandé en sautillant "Non, non au CPE", le poing levé tourné vers la représentation diplomatique française gardée par d'importantes forces de l'ordre ! "Nous sommes là pour dire non à la précarité qui peut nous toucher aussi, et pour montrer que nous sommes solidaires de nos copains en France qui mènent un combat juste contre l'exploitation", a déclaré Lars Grenaa, un étudiant danois de vingt-six ans.

Source : L'Humanité 

28 mars 2006

Du jamais vu sous la Vème République !

Cette journée de mobilisation exceptionnelle est à marquer d'une pierre blanche dans l'Histoire des luttes sociales ! En effet, dépassant toutes les espérances, c'est presque trois millions de personnes qui ont manifestés leur mécontentement face au CPE et ont défilés dans plus de 135 villes françaises !

Bien loin des 500 manifestants présents à Paris il y a quelques jours autour des organisations de droite et d'extrême droite pour protester contre le blocage des universités, et répondant de la plus belle des manières aux mensonges d'une minorité agissante pour le compte du gouvernement, cette mobilisation d'ampleur est la plus importante qu'est connue la Vème République !

Autour des organisations syndicales réunifiées, de la majorité de la jeunesse, des principales organisations étudiantes (UNEF, Confédération Etudiante...), des organisations lycéennes (UNL, CAL...), des travailleurs, des parents inquiets pour l'avenir de leurs enfants, des chômeurs et des retraités s'est construit un mouvement qui a trouvé sa légitimité dans la rue et dans les assemblées générales qui l'ont porté !

Quoi qu'il arrive aujourd'hui nous sommes d'ors et déjà victorieux ! Victorieux parce que nous avons réussi à organiser un rapport de force en notre faveur malgré les attaques et les mensonges d'une minorité manipulée, victorieux parce que notre combat est mobilisateur et que nous sommes soutenus depuis le début par la majorité de la population, victorieux parce que nous sommes plus que légitime face à un gouvernement sourd et isolé !

Quand à ce dernier il est dès à présent dans l'impasse ! Lâché de toute part le premier minsitre n'a plus aucun avenir politique et s'entête à penser qu'il a raison seul contre tous ! Contesté par sa majorité, par les libéraux de l'UDF et par l'opposition il s'apprète (selon un député UMP) à "mettre la France à feu et à sang pour satisfaire son alter ego" !

Je n'atend rien du président de la république dans les jours qui viennent, il a déjà prouver par le passé son manque de hauteur dans des situations de crise comparable, mais je souhaite que ce gouvernement, qui est le garant de l'ordre national, fasse preuve de raison et nous garde d'une confrontation plus violente et d'un embrasement des banlieues. C'est pour cette raison, et dans le respect de l'opinion de la majorité des français, des étudiants et des travailleurs qu'il FAUT retirer le C.P.E, un contrat déjà "mort-né" !

20 mars 2006

Désinformation et Liberté !

Soumis à un droit de contrôle (comme au temps de l'omnipotant général), la presse de notre pays s'est lançée dans une vaste procédure de désinformation à la botte du gouvernement et du capital ! Suivant l'exemple des luttes de 1995 ou même de 1968, la majeur partie des médias (presse, radio et télévision) s'attachent à déconstruire et à décrédibiliser le mouvement de grève !

Je reprocherai tout d'abord à cette presse censée être libre et représentative sa connivence avec le gouvernement en place. Il suffit simplement de regarder le nombre de quotidiens ou de chaînes télévisées qui étaient favorable à la Constitution Européenne pour se rendre compte de la main mise de la bourgeoisie sur cet instrument d'information ! Pourquoi le grand patronat s'attache-il donc à se rendre propriétaire des grands groupes de presse alors que ce secteur est plus que déficitaire ? Quand on sait que la plus grande partie de nos médias appartiennent aux lobbys patronaux (Lagardère...) on ne s'étonne plus du manque d'indépendance de nos journalistes ! Un pays où l'information est concentrée entre les mains des puissants c'est le premier pas vers la dictature !

Pourquoi les médias ne sont pas sur le terrain de la lutte sociale ? Voici encore une question qui me préoccupe ! Depuis le début du blocage de la Faculté aucun journaliste ne s'est déplaçé pour vivre avec nous cette expérience ou pour venir recueillir nos impressions. Certes a l'heure de l'AG il y en a bien quelques uns qui viennent caméras en main filmer la fin du vote et qui repartent au bout de 10 petites minutes mais est ce ça l'Information ? L'information est - ce montrer à la télévision les casseurs de la Sorbonne , militants déguisés de l'UNI et des identitaires, et les faire passer pour des étudiants grévistes ? Vous connaissez beaucoup d'étudiants en Histoire qui déchireraient des livres anciens de la Sorbonne ? Est - ce de l'information que de reprendre les chiffres de la police pour comptabiliser le nombre de manifestants ? Bref un seul conseil ... débranchez votre télé !

Je m'insurge également contre la désinformation et la manipulation de la droite et de l'extrême - droite française qui a trouvé, en la personne des étudiants désirant reprendre les cours, des portes drapeaux zélés !

En effet je reproche aux formations réçentes comme le comité national "SOS FACS BLOQUEES", "Etudiants Libres" ou "STOP au blocage des universités" de ne pas apparaître aux yeux des étudiants sous leur vrai visage , celui de groupuscules finançés par l'UMP, l'UNI (organisation de droite et d'extrême droite étudiante) ou le FNJ (Front National de la Jeunesse) !

Toutes ces associations ont été crées par des militants de ces trois partis et certaines se réclament ouvertement pro - CPE, pro - gouvernement et affiliés à l'UMP (c'est le cas du collectif national "SOS FACS BLOQUEES' dont le blog hautetfort est même inscrit dans la communauté UMP) ! Que l'on soit pour la reprise des cours je le conçois aisément mais qu'on ne manipule pas les étudiants anti - blocus !

Sur le principe de la grève avec occupation et blocus je pense que c'est la seule solution que nous a laissé le gouvernement. En effet, sourd aux revendications que nous avons exprimés dans la rue un mois durant, il nous fallait, pour dynamiser le mouvement, frapper un grand coup !

Répondant aux mensonges des minorités manipulés par les organisations de jeunesse de la droite nationale (ils étaient à peine 150 à manifester hier place de l'hôtel de ville), dans la plupart des cas le blocage est décidé démocratiquement et à la majorité ! Sur la Faculté Blaise Pascal de Clermont - Ferrand la grève avec occupation a été appuyée par le Président de l'Université et vôté par le Conseil d'Administration élu en début d'année par TOUS les étudiants ! De plus contrairement à ce qu'affirme l'UNI et les comités pour la libération des Facs, les Assemblées Générales sont ouvertes à TOUTES et à TOUS et chaqun peut venir s'exprimer à la tribune ! Le blocus, revoté chaque soir, a également été entériné par un référendum sur le site de la Fac de langues (organisé par l'administration avec présentation des cartes d'étudiants !!!).

Qui a-t-il donc de plus démocratique ??
Le vôte de la majorité des étudiants en référendum n'a t-il pas plus de valeur qu'une loi passé en force et sans concertation par un gouvernement illégitime ?

De nous deux cher "étudiant libre" qui donne une leçon de démocratie à l'autre ???

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12 mars 2006

Tous ensemble contre le C.P.E !

Le gouvernement vient de rendre public son plan pour l'emploi des jeunes et sa mesure phare : Le Contrat Première Embauche. Il s'agit d'une véritable déclaration de guerre à la jeunesse !

"Déréglementation sans précédent du marché du travail" Le Monde du 17/01/05

Après avoir mis en place durant l'été dernier le Contrat Nouvelle Embauche qui constituait déjà une grave remise en cause du code du travail, le gouvernement cherche à élargir cette mesure scandaleuse à l'ensemble de la jeunesse, dans l'attente future de fondre ces deux mesures dans un seul et unique "contrat poubelle" sonnant le glas du CDI !

Pour nous, jeunes de moins de 26 ans, c'est une situation précaire qui nous attend après de nombreuses années d'études ouvrant aux titulaires de ce contrat une période d'essai de deux ans durant laquelle le salarié est soumis à toutes les volontés de son employeur et peut être licensié sans préavis et avec de faibles indémnités !

Avec l'adoption de ce texte nous assistions à une attaque en règle du code du travail et au retour de "l'emploi journalier" ! La possibilité offerte à l'employeur de licensier sans motif va à l'encontre du droit du travail et de toutes les conventions internationales (Organisation Internationale du Travail, déclaration européenne des droits de l’homme).

"La précarité est une loi de la condition humaine" Laurence Parisot présidente du MEDEF sur France Inter

Exonéré totalement de charges patronales pendant trois ans, l'employeur peut mettre à la porte sans aucun motif l'un de ses salariés si celui-ci fait la grève, est syndiqué, tombe enceinte, prend un congé maladie ou refuse de faire des heures supplémentaires non rémunérées...!

De plus ce nouveau contrat enfonce la jeunesse dans une instabilité préoccupente ! C'est pour les jeunes l'impossibilité de faire des projets d'avenir ou de faire un emprunt à la banque !

Contrairement à ce qu'affirme le gouvernement l'arrivé du CNE (le petit frère du CPE) n'a pas stimulé l'emploi ! Dans un récent sondage paru dans le Monde du 10 janvier 2006 sur 300 dirigeants ayant eu recours au CNE, seuls 29% des entrepreneurs interrogés déclarent qu'ils n'auraient pas embauché sans l'existence du CNE, alors que 71% auraient de toutes les façons recrutés, dont 40% en CDI et 28% en CDD. De plus sur les CNE créés, il y a déjà eu quasiment 30 000 licensiements sans motifs valable et parmis eux de nombreuses femmes enceintes et personnes tombées malades (source France 2) !

La suite ? Une précarité généralisé pour tous les salariés ?

"Nous mettons notamment sur la table la question du contrat de travail : contrat unique fusionnant CDD et CDI à l'exemple de ce que nous faisons pour les petites entreprises et les jeunes" Dominique de Villepin dans Le Nouvel Observateur du 26 janvier 2006

 

 

Passée en force sans aucune concertation avec les partenaires sociaux, cette nouvelle mesure ne fait qu'aggraver un peu plus la situation d'urgence sociale dans laquelle se trouve la jeunesse. Après la réforme des retraites, les attaques contre la sécurité sociale et la baisse drastique du budget de l'éducation, le gouvernement veut aujourd'hui exclure les jeunes du droit du travail.

Quand on sait que le chômage touche 25% des jeunes et que la qualité du premier emploi détermine largement le reste du parcours professionnel des salariés, on mesure que c'est à notre avenir que s'attaque le gouvernement !

Nous refusons de nous résigner, nous refusons de croire que la précarité constitue la seule réponse au chômage des jeunes. Nous exigeons donc de ce gouvernement illégitime qu'il retire cette mesure et appelons les étudiants et lycéens de France à se mettre en grève pour le faire plier ! Parcequ'une grève n'a de force que si elle est légitime et qu'elle s'accompagne d'un blocus il est indispensable de s'organiser en AG et de voter l'occupation des lieux de travail !

 

UNE SEULE SOLUTION : L'OCCUPATION DES FACS !

EL PUEBLO UNIDO JAMAS SERA VENCIDO

 

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23 octobre 2005

Analyse du mouvement du 4 octobre :

Depuis la victoire électorale du 29 mai et le refus de l'ancrage du libéralisme dans les institutions européennes par le peuple français, cette manifestation unitaire de rentrée était la première démonstration de force du prolétariat face à l'appareil étatique bourgeois de casse du service public et de mise en place de la précarité de l'emploi.

A l'appel de la pluspart des syndicats et des partis de gauche, les salariés du public comme du privé, les chômeurs et els précaires, les sans papier, étudiants et lycéens étaient invités à descendre dans la rue en cette journée de grêve générale pour défendre la qualité du service public, les salaires, le droit à un travail décent et le pouvoir d'achat.

Même si certains pourront voir dans cette journée de mobilisation, où environ 1 Million de personnes ont criées leur mécontentement dans la rue, une action en demi-teinte il est selon moi essentiel de souligner la reprise vivace du mouvement social nourri par les attaques incéssentes du libéralisme et par le conflit de la SNCM. Il n'était guère évident en effet de relancer la "dynamique du 29 mai" enterrée dans les querelles d'intérets des socialos-bourgeois.

Malgré la casse des services assurés par l'Etat, la répression policière sans précédente sur les lycéens des C.A.L (Comités d'Action Lycéen), la légalisation du travail précaire et l'acharnement constant sur les chômeurs ou autres immigrés en situation irrégulière la mobilisation des victimes du gouvernement "Raffarin-bis" peut s'avérer assez faible en comparaison avec les attaques reçues.

Mais laissons tomber tout pessimisme dans cette période sociale déjà noire. Il s'agit désormais d'unir nos forces pour bouter ce gouvernement illégitime ! Avec ou sans les syndicats il faut retourner le plus rapidement dans la rue et raviver le feu de la contestation.

Il ne faut plus attendre : TOUS PRECAIRES TOUS CONCERNES ...

(article écrit en cours d'Histoire romaine :)

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05 octobre 2005

Un succès à exploiter !

Selon des sources provisoires c'est plus de 1 Million 200 000 manifestants qui ont défilé dans 150 villes de France pour ce Mardi 04 Octobre.

Voici quelques chiffres en bref en attendant une analyse politique plus pointu :

- Paris : 150 000 manifestants

- Marseille : 100 000 manifestants

- Bordeaux : 50 000 manifestants

- Grenoble : 50 000 manifestants

- Clermont - Ferrand : 35 000 manifestants (L'Auvergne en Force !!!) 

- Nantes : 35 000 manifestants

- Toulouse : 30 000 manifestants 

- Lyon : 25 000 manifestants 

- Lille : 15 000 manifestants

- Rennes : 20 000 manifestants

- Tours : 15 000 manifestants 

- Nice : 12 000 manifestants

- Ajaccio : 6 000 manifestants 

25 août 2005

Un exemple à suivre ?

Suite à la victoire du NON et à la formidable dynamique mise en place par les militant(e)s de la vraie gauche, de nombreux espoirs sont nés en France sur la futur création d'une "Alliance autour des partis du NON de gauche". Malheureusement, comme s'est souvent le cas, cet espoir fut balayé par les ambitions personelles de certains cadres socialistes et par les divergences des différentes entitées de cette feu "Alliance" allant de l'extrême gauche aux Verts.

Même si il existe encore des liens étroits entre les différents partis politiques et syndicats qui se sont investis dans la campagne (comme en témoigne la présence de José Bové, Jean-Luc Mélanchon et Marie Georges Buffet à l'Université d'été de la Ligue Communiste Révolutionnaire) la création d'un grand parti de gauche se posant en alternative au Parti Socialiste embourgeoisé n'est pas encore d'actualité !

Il en est tout autrement de l'autre côté de la frontière franco-allemande...

Malgré la victoire du OUI au congrès on assiste aujourd'hui au regroupement des forces anticapitalistes en Allemagne ! L'extrême gauche (peut présente à l'Ouest) et le PDS (Parti du socialisme démocratique), héritier du SED (le défunt Parti communiste de la RDA) qui obtient un peu plus de 6% à l'Est (et qui y joue un rôle de formation "identitaire" vers laquelle vont les suffrages des déçus de la RDA) se voit offrir une nouvelle tribune à l'Ouest avec la main tendue par le WASG (Alternative électorale pour le travail et la justice sociale) de Klaus Ernst.

Fondé en janvier 2004 par les déçus du SPD (le parti démocrate du chancelier Gerhard Schröder), le WASG réuni de nombreux syndicalistes et militant(e)s de gauche. Cette formation à pour principal leader Oskar Lafontaine, aujourd'hui en rupture du SPD et qui fut le candidat malheureux des sociaux-démocrates à la chancellerie en 1990. Ce dernier à claquer la porte du gouvernement Shröder, où il était ministre des Finances, pour dénoncer la "dérive libérale" du SPD et la "destruction de l'Etat providence" dont est coupable le gouvernement.

Pour les élections législatives anticipées du 18 septembre les deux formations réunis sous la bannière commune du "Parti de la gauche" espèrent bien jouer les trouble-fête alors que les sondages les créditent de plus de 15% des intentions de vote au plan national, ce qui en ferait le troisième parti du pays, derrière la CDU (chrétiens-démocrates, 42%) et le SPD (en chute à 27%) mais devant les Verts et les libéraux... Dans les Länder de l'Est, le "Parti de la gauche" serait même en tête avec 31% !!!

En privant Gerhard Schröder de sa base populaire et de nombreux suffrages il ne serait pas étonnant que l'extrême gauche allemande oblige le chancelier à faire des concessions et à former une "grande coalition" à sa gauche !

Nous attendons le même courage politique de nos porte paroles et de nos partis ! A quand un "Parti de la gauche" en France ? Demandez à Mélenchon ...

 

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01 juillet 2005

"La France mérite un OUI" de Marc FELLEUR.


Voici l’interview d’un PDG belge, Marc FELLEUR, auteur du livre « La France mérite un OUI ». Pour le magazine EUROPA (mensuel luxembourgeois) il revient sur le vote français au référendum sur la constitution européenne :

EUROPA : Monsieur Marc FELLEUR, pouvez vous nous expliquer les raisons du vote catastrophique du 29 Mai ?

Marc FELLEUR : Tout d’abord il apparaît de façon clair que le TCE (texte de la Constitution Européenne) est un traité compliqué. Le fait qu’il ne soit que peu accessible aux français pauvres intellectuellement réduit la capacité de victoire du « OUI » ! La première erreur manifeste était de proposer un référendum à une population qui ne comprend rien à rien à l’idée d’Europe !

EUROPA : Vous pensez donc que les français n’ont pas jugés le texte en lui même mais plutôt son apparence ?

Marc FELLEUR : Il est faux et indéfendable du point de vu moral de stigmatiser toute la population française. Je tiens d’ailleurs à souligner que l’électorat du « OUI » est un électorat instruit qui a compris l’intérêt même du texte.

EUROPA : Si une majeure partie de l’électorat français n’a pas compris le TCE n’aurait-il pas été judicieux de l’expliquer point par point ?

Marc FELLEUR : Durant toute la campagne j’ai tâché de rester neutre et discret mais je n’ai cessé de répéter qu’il fallait plus de pédagogie ! Malheureusement je doute fort que même cette solution eut été efficace contre la cataclysme du 29 Mai. Il a été prouvé que les électeurs du « NON » sont insensibles à la pédagogie ce qui explique par ailleurs leur faible niveau d’études ! Beaucoup d’entre eux n’ont même pas le BAC… Il faut se rendre à l’évidence, la construction européenne est bien difficile avec des gens comme ça !

EUROPA : Pourtant les partisans du « OUI » ont joués sur la peur et ont été soutenus par la majorité des médias. Pourquoi cela n’a t-il pas fonctionné ?

Marc FELLEUR : Jouer sur le sentiment de peur de l’électorat du « NON » était, il me semble, une bonne solution. Ces gens là ne connaissent rien à l’Europe et ont découvert la politique dans les bars du dimanche ou les meetings extrémistes ! Il fallait un message fort pour les obligeaient à voter « Oui » ! Malheureusement les médias n’ont pas assez manipulés leurs esprits critique durant la campagne.

EUROPA : Vous encouragez la manipulation par les médias ?

Marc FELLEUR : Quand celle-ci est justifiée oui je l’encourage ! Il s’agissait ici d’aiguiller l’électeur sur la seule piste crédible, celle du OUI au référendum. Les médias ne sont pas là pour dire la vérité ! N’ayons pas un sentiment angélique de l’information. Celle-ci doit être contrôlée voir « améliorée » de façon à aller dans le sens des responsables politiques actuels.

EUROPA : Si malgré cette désinformation la France a rejetée le TCE à plus de 55% c’est bien qu’il y a une raison ?

Marc FELLEUR : La France à toujours eu un train de retard. Les français sont majoritairement réactionnaire au progrès et ne cachent pas leur peur de l’étranger. Celle-ci se traduit par la montée de l’antisémitisme chez les deux extrêmes et le refus de participer au projet européen. Comme je l’ai dit précédemment il me paraissait déjà très risqué de vouloir entériner le TCE par voie référendaire. Lorsqu’on s’adresse à des ignorants il ne faut pas s’étonner qu’on soit mal compris !

EUROPA : Vous paraissez assez énervé par le résultat ?

Marc FELLEUR : Non je ne suis pas énervé. Ce sont les menteurs et les déchets de la LCR ou du PCF qui me révolte. Ce ne sont que des pleutres, des froussards, des bouffeurs de curés ou des petites bites !

EUROPA : C’est vraiment tout ce que vous retirez du référendum ?

Marc FELLEUR : Ta gueule, toi aussi t'es un sale connard ! Vous avez détruite mon Europe, celle des profits et de la liberté économique ! Qu’est ce qu’on va devenir maintenant ? Va te faire foutre et laisse moi en paix… Bande de tocards !

Et voila vous vous êtes fait piégés par mon interview bidon ;) !!!!
Pardonnez moi :) !

19 juin 2005

Vers une victoire du peuple bolivien ?


Un nouveau cycle de luttes s’est ouvert en Bolivie avec l’union de syndicalistes, des paysans et des mineurs de tout le pays pour empêcher la vente des réserves de gaz de la nation aux États-Unis par le biais des industries privées.

Dans un état écrasé par les pressions étasuniennes, la lutte contre les trafiques de drogues et les exigences monétaires du FMI, la "guerre du gaz" est le nouveau symbol du soulèvement populaire contre les intérêts étrangers venus piller la richesse du pays !

Véritable lutte des classes, nos camarades boliviens se sont mobilisés et ont montés des barricades sur tout le territoire pour réclamer la nationalisation du gaz !

Après de longues semaines de combats, et des affrontements violents avec l'armée, ils ont obtenus la démission du Président et la tenue prochaine d'élections générales. Le nouveau président intérimaire, Eduardo Rodriguez, va tenter de répondre pour le mieux aux attentes du peuple le temps d'organiser la consultation.

Le Mouvement vers le Socialisme (MAS), favori de cette élection, entend relever petit à petit l'économie bolivienne en redonnant notamment au pays son indépendance économique !

Le peuple bolivien à remporter une première victoire sur le libéralisme économique et l'impérialisme américain. Il s'agit pour nous de le soutenir dans sa lutte pour l'autodétermination à l'heure où les médias ignorent volontairement les évènements révolutionnaires qui se déroulent à La Paz !

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