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30 avril 2006

Soutenons les salariés de "France Soir"

Depuis le projet de reprise présenté par l'homme d'affaire Jean-Pierre Brunois et l'ancien journaliste sportif Olivier Rey (spécialiste du canard footbalistique à sensation), les salariés du célèbre journal sont dans l'incertitude.

Face à la brutalité de ce projet, qui prévoit de supprimer 51 des 112 emplois du groupe et la disparition des rubriques "Culture" et "Politique" il convient de s'interroger sur les différentes solutions possible au redressement du journal et sur la solution choisie par le tribunal de commerce de Lille.

A peine arrivé à la tête du quotidien, Olivier Rey s'est illustré par une série de déclarations honteuses et racistes : "Moi je suis savoyard, pas juif. Je ne suis pas un voleur" (allusion au milliardaire Arcadi Gaydamack l'un des repreneurs en lice), "On va pas couvrir un match de foot pour raconter que Juninho a marqué un coup franc... ça, on s'en bat les couilles. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir dans quelle boîte de Lyon les joueurs sont sortis et si Juninho s'est tapé une pute" ! On comprend alors aisément que certains journalistes ne souhaitent pas participer à ce nouveau mix entre "National Hebdo" et "Ici Paris" !

Afin de casser le mouvement de grève de la rédaction entamée depuis plusieurs semaines, il a ensuite harcelé par téléphone les grévistes, afin de reprendre le travail. Sans résultat !

Pire dans l'édito de "France Soir le come-back" (première tentative râté de remettre le quotidien dans les kiosques), Jean-Pierre Brunois affirme vouloir "réhabiliter une forme noble et nécessaire de populisme" sur le modèle des tabloïds anglais !

Quand à la ligne éditoriale elle est très clair ! Selon ce dernier il ne faut traiter que les sujets qui passionne les classes populaires : le foot, le turf, l'actualité de la télévision, la vie privée des people et les faits divers... Intérrogé sur RTL sur la façon dont il aurait traité le mouvement anti CPE, Olivier Rey affirme qu'il n'aurait parlé que des casseurs ! Que du spectaculaire !

Face à cette tentative de dénaturalisation de l'un des plus grands titres française les employés de "France Soir" n'ont plus qu'un seul espoir : que la cour d'appel de Douai, auprès de laquelle le comité d'entreprise et la société éditrice du journal ont fait appel, accepte de suspendre la décision du tribunal de commerce.

Pour que "France Soir" ne meurt pas soutenons le combat de ses salariés...

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