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09 avril 2006
Succès croissant du site
Le site de l'Agora à connu le mois dernier le nombre de visites le plus important depuis sa création il y a un peu plus d'un an.
Avec plus de 3100 visiteurs uniques (pour 3500 visites au total) et près de 9000 pages affichées, le site à connu un mois de mars exceptionnel ! Cette affluence record, certainement due aux évènements de politique intérieure sur le Contrat Premier Embauche sera probablement battue durant ce mois d'avril s'y j'en crois le démarage en flèche du nombre de visites !
A l'opposé de ce constat réjouissant le Forum du site n'attire malheureusement que très peu de visiteurs. En remerciant mes lecteurs et en espérant les voir participer sur le Forum dans les semaines à venir !
PS : Une petite pensée pour cet étudiant clermontois blessé au couteau par des membres fascistes de l'UNI et du Comité "SOS Facs bloqués" pour avoir voulu s'exprimer lors d'un débat organisé par la droite universitaire !
18:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note



Commentaires
"La révolution commence demain.. amenez vos amis !" : ça ressemblerait presque à une pub pour un parc d'attraction.
Plutôt que de réclamer une prise du pouvoir par la rue qui instaurerait la loi du plus fort et éradiquerait ainsi la liberté qui nous est si chère, luttons pour que la République cesse d'être le lieu du faux-semblant démocratique ! Jouons le jeu de la démocratie !
Ecrit par : G.A. | 09 avril 2006
"la révolution commence demain...amenez vos amis" : c'est plutôt un slogan de Mai 68 ! Pour la pub du parc d'attraction tu repasseras G.A. !
Relis donc la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui entérine le droit du peuple à se révolter lorsque sa liberté est bafoué !
La démocratie c'est la volonté du peuple et aujourd'hui elle est bafouée !
Sauvons la démocratie, descendons dans la rue !
Ecrit par : Thomas | 09 avril 2006
Les institutions de la Vème République sont anti-démocratiques. Ce qui vient de se passer avec le CPE en est l'éclatante démonstration.
Quelle différence entre le "pays légal" et le "pays réel"!
on l'a vu avec le référendum, on le voit avec le CPE.
Ecrit par : igrek | 10 avril 2006
J'avoue que mon ignorance est immense pour ce qui est de la mythologie soixante-huitarde. Ma foi, je ne m'en porte pas plus mal.
En fait, je voulais justement pointer du doigt les similitudes troublantes entre le langage révolutionnaire contemporain et le langage publicitaire d'incitation à la jouissance. Un grand merci à Thomas pour cette précision qui confirme mes impressions.
Quant à la légitimité démocratique de la rue, qu'on me permette d'émettre quelques doutes : croyez-vous vraiment que lorsque 2 millions de personnes descendent s'imposer dans la rue, elles représentent l'ensemble des Français ? Dois-je vous rappeler combien nous sommes ? Je ne peux que vous conseiller de lire la définition de "majorité" dans n'importe quel dictionnaire.
J'avoue que je ne portais pas le CPE dans mon coeur, mais le gouvernement a été formé en fonction de la majorité parlementaire. Une réaction démocratique aurait abouti à la suppression du CPE grâce au retour de la Gauche au pouvoir, à l'issue des prochaines élections.
"Pays réel", "pays légal" : tiens, ça me rappelle Charles Maurras, ça ! Et à ce que j'en sais, le bonhomme n'avait rien d'un démocrate ni d'un homme de gauche, c'était plutôt un monarchiste xénophobe et antisémite, cerveau de l'Action française, non ?
Sauvons la démocratie, abolissons la prétendue distinction entre "pays légal" et "pays réel" et allons voter !
Ecrit par : G.A. | 12 avril 2006
Quand il fait soleil et que Maurras dit :"il fait soleil" dois-je le contredire en affirmant qu'il pleut! Naturellement, je n'ai strictement rien à voir avec la pensée de Maurras...je constate simplement que les institutions de la 5ème République ne permettent pas une représentation juste du peuple de France.
55 % de non au référendum mais + de 95% des députés pour le oui ! est-ce vraiment la démocratie représentative ?
aucun député d'extrême gauche (ni d'extrême droite d'ailleurs) alors qu'ils représentent, que çà plaise ou pas,
plusieurs millions de citoyens?
Préfère t-on qu'à défaut d'expression parlementaire ils s'expriment dans la rue? etc..etc...à suivre sans doute...
Ecrit par : igrek | 12 avril 2006
Maurras ne dit pas qu'il fait beau, il dit que la distinction entre le pays légal et le pays réel fonde en droit le retour d'un pouvoir autoritaire personnifié par un homme cher au coeur des Français. Il me semble que vous n'êtes pas loin de dire la même chose, à ceci près que le pouvoir monarchique du système maurassien devient chez vous une oligarchie syndicaliste.
Je vous rappelle que les parlementaires ne sont pas des machines censées sonder l'opinion mille fois par seconde, mais des gens qui ont chacun leur façon de penser et que chacun d'entre eux tire sa légitimité d'un vote démocratique.
Je vous rappelle également que les élections sont faites pour actualiser la représentation nationale, afin que les assemblées reflètent proportionnellement les opinions des citoyens.
Par conséquent, ceux qui votent devraient le faire en sachant qu'ils ont affaire à des gens, et ceux qui ne votent pas ne sont pas en position d'en remontrer au pouvoir : n'étant pas représentés, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes.
Qui empêche les électeurs d'extrême-droite ou d'extrême gauche de voter selon leur préférence ? Personne. Je ne vous demande qu'une chose : de voter. C'est vrai que c'est moins héroïque que de bloquer une fac ou d'aller casser du CRS, mais c'est la seule solution légitime.
Votez, et nous verrons alors ce que le pays pense vraiment, au-delà de toutes les tentatives de désinformation.
Ecrit par : G.A. | 14 avril 2006
Le dialogue est utile s'il n'est pas un dialogue de sourd et se fait avec un interlocuteur qui ne cache pas son adresse courriel...
Ecrit par : igrek | 14 avril 2006
Mon adresse courriel est george.abitbol@yahoo.fr et je n'ai aucune intention de la cacher.
J'attends ta réponse avec impatience, igrek !
Ecrit par : G.A. | 15 avril 2006
je n'ai pas l'intention, je répète, à engager un dialogue de sourds...
En résumé, je suis pour un scrutin proportionnel à toutes les élections et pour la suppression de l'élection du président de la République au suffrage universel (son mandat étant ramené à sept ans non renouvelables et ses pouvoirs considérablement réduits).
Le reste est parlote dérisoire....
Ecrit par : igrek | 15 avril 2006
Le scrutin proportionnel à toutes les élections, la suppression de l'élection du président au suffrage universel : je me demande dans quelle mesure le pays serait gouvernable dans une telle situation, mais pourquoi pas ?
Mais à mon avis, et quitte à confirmer tes soupçons de surdité, igrek, là n'est pas la question. Encore un peu de "parlote dérisoire", donc : les projets de 6e République ne me dérangent pas, je les trouve même tout à fait intéressants. Ce qui me dérange, c'est la manière dont certains se servent de la rue comme moyen de pression.
S'approprier ce genre de méthodes, c'est ouvrir la porte à toutes les manipulations, c'est sombrer dans le populisme, et c'est mettre en danger notre démocratie.
Ecrit par : G.A. | 15 avril 2006
Excusez-moi et sauf le respect que je vois dois, mais diaboliser "la rue" me semble stupide.
La démocratie ce n'est pas seulement les élections.La démocratie, pour être authentique doit vivre au quotidien; la grève, les manifestations de rue c'est aussi la démocratie. Le vote est un moment de démocratie rien que cela.
"La rue" a parfois sauver la République (cf.février 34..)
N'ayez pas une vision administrative et statique de la démocratie..tout cela avance dans une dynamique
bonsoir
Ecrit par : igrek | 15 avril 2006
Encore une fois, vous répondez à côté. L'agressivité est une manière assez peu honnête de se défendre dans un dialogue, vous ne croyez pas ?
Mais encore une fois, je vais répondre à votre dernière intervention : je ne diabolise absolument pas la rue et je n'ai jamais dit que la démocratie c'était seulement les élections. La moindre des marques du respect que vous me devez serait de ne pas déformer mon propos.
Le droit de manifester est effectivement au coeur de notre démocratie, c'est un des moyens par lesquels un groupe peut se faire entendre du pouvoir en dehors des élections. En revanche, quand une minorité bloque des établissements publics pour satisfaire ses intérêts, elle franchit les limites de la démocratie et s'installe franchement dans le despotisme.
Ah bon, la rue a sauvé la République, le 6 février 1934 ? Pas de chance pour vous, j'ai pratiqué l'histoire contemporaine, et il me semble que votre point de vue sur cet épisode est difficilement soutenable. Les ligueurs des Croix de Feu (de VRAIS fascistes ceux-là, soit dit en passant) avaient l'intention de prendre d'assaut l'Assemblée, peut-être même d'étriper quelques sénateurs, pourquoi pas. C'est le colonel de la Rocque qui a fini par tourner bride au moment du succès. Il faut croire qu'il avait tout de même quelques remords à vouloir la peau de la République.
Si, "sauf le respect que je vous dois", je vous poussais par la fenêtre en vous rattrapant au dernier moment, me considéreriez-vous comme votre sauveur ?
On peut toujours parler de "dynamique" et s'insurger contre une "vision administrative" du monde, mais la réalité est un peu plus complexe. Vous avez l'air très sûr de vous igrek, tellement sûr que je vais vous laisser dans votre certitude. Cette conversation est terminée depuis trop longtemps. Portez-vous bien.
Ecrit par : G.A. | 16 avril 2006
Décidément, le Mrap va avoir du boulot ! Alors que les mots « résistance », « patriotisme », « Nation » pouvaient valoir à leurs auteurs les foudres des bien-pensants et la vindicte médiatique, voire les tracas judiciaires, dans une « reductio ad hitlerium » grotesque, voilà que ces vocables tabous sont repris… à gauche ! Nous nous en réjouissons et nous disons « banco ! »
Dans un long article titré « Entrer en résistance » (déjà tout un programme !), Claude Beaulieu publie chez Respublica, organe de la « Gauche Républicaine », un vibrant appel à un « front uni républicain, patriotique et de progrès social ».
Certes, l'auteur ne renie pas « le clivage gauche-droite » ni même « la lutte des classes ». Mais dans les mots et sur la forme, son appel qui prend comme exemple « l'union et de l'esprit de la Résistance patriotique, républicaine et antifasciste de la seconde guerre mondiale et du programme progressiste du CNR » fait écho à des souhaits symétriques que nous avons pu lire à droite, ou sur France-Echos.
D'ailleurs Claude Beaulieu reconnaît qu'il existe des « républicains patriotes et progressistes (…) dans les sensibilités diverses de l'arc républicain, de droite ou, de plus en plus fréquemment aujourd'hui, de gauche ». Bel esprit d'ouverture politique ! Et en tout cas, même si les opinions et les moyens peuvent diverger, on ne peut qu'acquiescer quand il dit que « la nécessité primordiale d'unir le peuple de France autour de la survie de la Nation et de la République » est devenue une « question centrale ». Tout comme lui, nous souhaitons que le « peuple de France » reprenne « en main de son droit inaliénable à disposer de lui-même et à maîtriser son destin » !
C'est une condition INDISPENSABLE à ce que nous appelons, pour notre part, la restauration… d'une vraie démocratie française, hors des tabous et du show-biz politiciens, des magouilles, des collusions UMP-PS (également dénoncées dans l'article de Respublica), des démissions de l'Etat dans son rôle de protecteur de la Nation et de la patrie, mais aussi de l'identité française et de la simple sécurité de nos concitoyens.
Ensuite, nous pourrons débattre ensemble de programmes économiques et de projets de sociétés, de l'Europe, etc. Nous ne serons pas toujours d'accord, mais au moins nous serons débarrassés des pesanteurs idéologiques, et nous confronterons des idées constructives dans le même souci : la France et les Français.
Merci, Claude Beaulieu, d'oser dénoncer à gauche la mise en cause de « non seulement l'existence de la Nation mais aussi celle de la République, de son unité et de ses principes ». Merci de remettre en cause le « dogme supranational » qui sévit partout, y compris chez les partisans du « Non » du 29 mai, à droite mais aussi à gauche.
Je reste persuadé que quelles que soient nos origines sociales, idéologiques, ou autres, nous avons aujourd'hui des adversaires communs qui détruisent la Nation française, la République et la démocratie. Oui, notre combat est celui de tous les Français, et il est grand temps d'y travailler ensemble. C'est l'un des objectifs de France-Echos, et c'est bien pourquoi ceux qui nous craignent nous collent des étiquettes qui sont ridicules aux yeux de tous nos amis, de droite comme de gauche.
Et ce qui me semble le plus intéressant dans cet article, c'est cet appel à un « rassemblement populaire, l'Union du Peuple de France » qui « s'inspire » de la résistance de nos aînés au(x) fascisme(s) et au nazisme. L'auteur conclut : « Entrer en résistance est à l'ordre du jour ». Nous sommes parfaitement d'accord sur la méthode. Banco !
FPB
Ecrit par : Le Patriote | 21 avril 2006
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