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30 mars 2006
Solidarité Internationale !
Face à la surdité du gouvernement français le mouvement anti-CPE reçoit aux quatres coins du monde quelques soutiens inattendus !
C'est tout d'abord l'actrice américaine Sharon Stone, qui de passage à Paris pour la promotion de son nouveau film Basic Instinct 2, a déclaré que la loi sur le CPE était "clairement inadaptée". Affirmant "qu'il n'est pas juste de se servir de la faiblesse des gens qui sont au chômage" la célèbre actrice à affirmer avec humour qu'elle comprenait les raisons de ces manifestations : "Même si je suis blonde ou peut être parce que je suis blonde, je me bats pour des choses évidentes" !
Le 24 Mars c'est la confédération anarchiste et les étudiants de la gauche grecque qui bloquent le consulat de France à Salonique par solidarité avec le combat des manifestants français ! On peut notamment lire sur leur banderolle : "SOLIDARITE AUX REVOLTES DE LA FRANCE CONTRE L'ETAT ET LE CPE". Répétant inlassablement quelques slogans en français ("La solidarité est l'arme des peuples", "Dans les universités et les rues de la France battent les coeurs de toute la société", "Le seul terroriste est le patronat"...) les manifestants se sont dispersés au bout d'une heure tout en se donnant rendez-vous le 28 mars pour un autre rassemblement !
Voici quelques photos de ce rassemblement : cliquez ici !!!
Enfin mardi après midi c'est plus de 200 étudiants et syndicalistes danois qui ont manifestés devant l'ambassade de France à Copenhague "en signe de solidarité avec les jeunes français" ! Reprenant également en français les slogans de nos manifestations, ils ont scandé en sautillant "Non, non au CPE", le poing levé tourné vers la représentation diplomatique française gardée par d'importantes forces de l'ordre ! "Nous sommes là pour dire non à la précarité qui peut nous toucher aussi, et pour montrer que nous sommes solidaires de nos copains en France qui mènent un combat juste contre l'exploitation", a déclaré Lars Grenaa, un étudiant danois de vingt-six ans.
Source : L'Humanité
14:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note



Commentaires
Ce CPE, qui déchaîne des passions à notre avis disproportionnées n’est qu’une énième conséquence de l’idéologie dominante. Par contre, il laisse perplexe de nombreux patriotes, méfiants vis-à-vis de la rhétorique gauchiste comme des gouvernements libéraux responsables de notre décadence.
Il est évident que le CPE induit un emploi précaire.
Certains disent qu’il vaut mieux un emploi précaire que pas d’emploi du tout.
Nous disons, nous, que cette crise doit surtout faire prendre conscience aux Français que notre organisation socio-économique a un besoin urgent et vital de réformes de très grande ampleur.
Réformes économiques : protectionnisme, large défiscalisation et soutien de l’entrepreuneuriat, par exemple.
Réformes sociales : revalorisation de certains métiers, mise au pas du gros argent apatride, réorganisation du dialogue social au sein de corps de métier, etc…
Réformes morales : faire disparaître l’individualisme, l’esprit d’assistanat, le matérialisme au profit de l’esprit de communauté et de sacrifice, favoriser l’enthousiasme et la créativité…
Enfin, décisions politiques incontournables telle que l’inversion massive des flux migratoires. Cette dernière libérera non seulement des millions d’emplois, mais les économies colossales qu’elle engendrera sauveront peut-être l’Etat de la ruine et permettront d’alléger l’impôt considérablement.
Ces quelques pistes, qu’il serait fastidieux de compléter ici, laissent entrevoir qu’avec l’Etat nationaliste que nous voulons, le problème ne sera plus le chômage massif mais le manque de main d’oeuvre !
Ecrit par : Le Prétorien | 01 avril 2006
Bandes de jeunes voilà votre avenir ,vos manifestations c'est un luxe que vous allez malheureusement payer: La France en panne : 1,4% de croissance pour la France en 2005 contre 4,2% pour le reste du monde. Déficit commercial record de 26,4 milliards d'euros contre 8,3 milliards en 2004. "pour la première fois depuis 1992, les échanges de biens manufacturés affichent un solde déficitaire (6,1 milliards d'euros, contre un excédent de 1,6 milliards en 2004)" note La Tribune.
La France ruinée : La dette de la France dépasse les 2.000 milliards d'euros. Selon les normes européennes, adoptées par tous les Etats-membres, la dette française atteint 1.100 milliards d'euros, soit 66% du Produit intérieur brut. Mais il faut y ajouter, si on applique les normes internationales, 900 milliards d'euros d'engagements pour les retraites des fonctionnaires. En additionnant ces deux chiffres, la dette atteint plus de 120% du PIB. Selon le pacte de stabilité, la dette publique ne doit pas dépasser la barre des 60% du PIB.
Ecrit par : Le Prétorien | 01 avril 2006
La situation empire chaque jour : après les universités, ce sont maintenant les lycées qui sont bloqués. Les étudiants ne vont pas pouvoir passer leurs examens parce qu'une minorité de bloqueurs violents les empêche d'accéder aux établissements scolaires, que nous finançons !
La fonction publique a manifesté une première fois mardi dernier, semant une fois de plus la pagaille dans un pays qui tourne déjà au ralenti. Pourtant ces fonctionnaires qui bénéficient de statuts spéciaux ne sont pas concernés par le CPE. Aujourd'hui, ils s'apprêtent à organiser de nouvelles actions de blocage dont chacun de nous sera une nouvelle fois la victime, à commencer par les plus faibles !
Encore une fois le courrier ne partira pas, les enfants n'iront pas à l'école, les trains, les métros et les avions ne circuleront pas... Encore une fois, nous allons être la cible des sarcasmes des pays démocratiques.
Etudiants, parents d'élèves, usagers et contribuables
Appellent de nouveau à la manifestation même jour, même heure, même lieu :
Dimanche 2 avril à 15h00
Place du Chatelet à Paris »
Pour la défense de leurs libertés
Aucun parti politique ne sera convié. A toutes fins utiles, la position de Liberté Chérie sur les CNE et CPE.
OUI A LA LIBERTE D'EXPRESSION, NON AUX BLOCAGES !
Rejoignez-nous nombreux dimanche et surtout faites circuler cette information à tous vos amis, parents et collègues par e-mail afin que nous soyons encore plus nombreux que dimanche dernier à exprimer notre ras-le-bol !
Toutes les informations sur www.liberte-cherie.com
Ecrit par : Liberté Chérie | 02 avril 2006
le CPE, touchant la jeunesse, a immédiatement mobilisé contre lui les étudiants des universités, entraînés par des syndicats gauchistes et violents. Ils ne veulent pas voir que le CPE est mis en place pour essayer de donner un emploi à ceux qui n’ont pas de diplôme. Ils accusent le CPE d’introduire la « précarité » dans le travail, mobilisant derrière ce slogan les futurs diplômés.
Ils n’hésitent pas à utiliser des moyens non démocratiques : blocage de leur propre université, ou occupation d’établissements ne faisant pas la grève. Leurs manifestations sont enfin utilisées par les plus violents d’entre eux pour saccager les locaux ou « casser du flic ». Les syndicats et les partis de gauche se refont une santé derrière la « dynamique » des étudiants.
Plus de 1 250 textes réglementeraient actuellement le travail dans les entreprises. En ajouter deux de plus, assouplissant le droit du travail, ne changera malheureusement pas grand-chose. Pour s’opposer au chômage, il faut supprimer les lois qui s’opposent à une activité normale des entreprises. Citons quelques exemples phares :
– Plusieurs études montrent qu’une augmentation du SMIC de 1 % crée plus de 30 000 chômeurs supplémentaires. Organisons sur ce thème un grand débat et supprimons le SMIC.
– Les impositions du capital (impôt sur les successions, impôt sur les plus-values et impôt sur la fortune) font fuir de France ceux qui ont des capitaux et les entreprises ne disposent plus des capitaux dont elles ont besoin pour innover ou investir. Arrêtons de faire fuir les capitaux.
– Les impôts sur les entreprises poussent les étrangers à s’installer hors de France et les entreprises françaises à délocaliser. Arrêtons d’imposer les entreprises.
Arrêtons de prendre de l’argent à tous ceux qui travaillent et produisent des richesses pour le donner à ceux qui ne produisent rien. Une telle politique ne peut être qu’inflationniste. Or, avec l’euro, nous ne pouvons plus dévaluer pour rendre nos entreprises compétitives : le chômage rééquilibre obligatoirement l’offre et la demande.
Un merveilleux rêve pour conclure. Actuellement, dans de nombreuses villes des Etats-Unis, ou d’Irlande, le chômage a disparu et les demandes d’emploi sont inférieures à 3 %. Les salariés devenant rares, les salaires grimpent. On manque dangereusement de main-d’œuvre.
Ecrit par : Bernard | 02 avril 2006
John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, participera à la manifestation. Il demande aux organisations syndicales européennes d'apporter leur soutien aux syndicats français en envoyant un représentant à Paris et en manifestant devant les ambassades de France. Et dire que c'est un anglais!:-)
Bernard, je reviens sur votre conclusion et marque un léger désaccord. Le plein-emploi ne regle pas tout. Je suis expatriée en Suisse. Le taux de chomage est particulièrement bas dans ce pays (3%), le taux d'inflation est faible, lui aussi (0,9%). Et pourtant 5,6% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. De plus, selon l'Office fédéral des statistiques, 6.7% des personnes exerçant un emploi font partie de la catégorie des "working poor"en 2004. Cette proportion des "working poor" a considérablement augmenté au cours de la crise économique du milieu des années 90. Bref, le plein emploi, c'est bien, encore faut-il qu'il s'exercen dans des conditions dignes et valorisantes!
Ecrit par : Xquise | 03 avril 2006
Que les minorités sectaires et quasi factieuses qui tentent dans ce conflit d'imposer à la majorité (trop) silencieuse leur diktat prennent garde.
Il y a des feux qui s'étendent et embrasent bien plus surement que des blocus fascisant de fac ou des coktails molotov.
En caricaturant de manière outrancière le monde du travail, en refusant toute adaptation aux réalités, ils contribuent à exacerber définitivement les esprits. Résultat : parmis un nombre croissant de citoyens, la colère gronde. Et l'écoeurement aussi.
Il y a deux ans, les parisiens était descendus dans la rue pour soutenir les pourtants si timides raffarinades réformettes. Un dimanche, plus de 80 000 personnes avaient défilées de Châtelet à la Concorde. Ceux qui ne manifestent jamais s'étonnaient eux-mêmes de se retrouver si nombreux. Des gens qui ne « bougent » que tous les 20ans, quand la situation leur paraît devenir extrêmement grave, s'étaient mobilisé, grâce au simple bouche-à-oreille d'internet, pour demander à un gouvernement louvoyant un peu plus de courage. Il est vrai que ce « pauvre » gouvernement n'avait la majorité qu'au Parlement et au Sénat...
Deux ans après, il n'est plus du tout certain que cette manifestation trouve autant de volontaires.
Car ce cri du coeur des electeurs à leur majorité n'a pas trouvé d'échos politique. Le budget déficitaire de l'Etat est toujours le modèle de gestion « à la française » ( et bientôt « à l'Argentine »), les charges continuent de tuer les entreprises à petit feu, aidées en cela par un droit du travail déconnecté de sa raison d'être, à savoir le ...travail. Et, surtout, les réformes se sont arrêtées à cette nouvelle noblesse d'Etat que sont les fonctionnaires.
Et voilà que, cerise sur le gâteau, le gauchisme médiatico-politique nous prend de nouveau en otage.
Or, la démocratie n'est pas la rue. Ni le jeunisme coupable des médias gauchistes, premiers sponsors et organisateurs du Spectaculaire permanent.
(Il y aurait beaucoup à dire sur l'influence, dans cette affaire, de l'importante couverture médiatique, donnée, dès le départ, à la -pourtant- habituelle agit-pop des minoritaires étudiants « ultras ». Les médias, par ce biais, en profitant aussi, -car ils ont toutes les audaces de leur irresponsabilité- pour se rappeler au bon souvenir des politiques en place. Ce type de piqûre de rappel intervenant généralement dans la phase de fin de vie politique d'un gouvernement... comme au début 2002 avec le thème de l'insécurité...)
Depuis quand la rue a t-elle une minorité de blocage au Parlement ?
Depuis quand peut-elle imposée son veto unilatéral à un gouvernement d'un pays démocratique ?
Depuis que la gauche française refuse l'effectivité de l'alternance.
Depuis que ses militants trustent les médias et diffusent le poison de leur dogmatisme sectaire.
Depuis que l'Education de nos enfants est entre les mains de l'extrême gauche, cet opium de propagande analphabêtisant.
Dès lors, face à ce coup d'Etat permanent, que croyez-vous qu'il risque de se passer ?
Une radicalisation.
Quand tout espoir dans l'honnêteté des opposants politiques est perdu, quand toute possibilité d'un réel dialogue démocratique est perdu, quand il y a de ce fait certitude d'un danger mortel immiment pour le pays, alors, le processus de radicalisation se met irrémédiablement en route.
Que les manifestants songent donc à cela avant que de poursuivre plus avant leur guerilla politique. Les limites du raisonnable et du tolérable ont été franchies.
A la fracture sociale, à la défiance envers la caste politique s'ajoute aujourd'hui une nouvelle et béante lézarde : si elle ne porte pas encore de nom, elle se conçoit comme une véritable ligne de démarcation, un fossé que plus rien ne peut combler...
Que ceux qui prennent à témoin le peuple ne s'étonnent pas quand celui-ci reprendra effectivement son avenir en main. Le problème est que, hélas l'histoire cyclique des crise françaises nous le rappel, c'est d'une main de fer que le peuple français règle ses grandes crises.
Enki40
Ecrit par : Enki | 04 avril 2006
Comment faire céder le gouvernement ? C'est la question que se posent ceux qui organisent le mouvement de fronde contre le CPE. De quelles armes disposent-ils pour contraindre l'adversaire à capituler ? De quoi se compose leur arsenal ?
Il y a d'abord la manifestation. La plus massive possible. L'idéal serait qu'elle le soit tellement qu'ils puissent affirmer que la majorité est dans la rue. Seulement voilà, même deux millions de personnes ne font pas une majorité dans un pays de 63 millions d'habitants. La manif, c'est la stratégie du matou qui fait le gros dos, marche en crabe en hérissant sa fourrure pour convaincre son adversaire qu'il n'y a pas plus couillu que lui. Mais si l'autre en face reste de marbre et campe sur sa position, il lui faut choisir : s'en retourner, l'air désinvolte vers son assiette de croquettes ou passer à l'étape supérieure.
Vient alors la menace du blocage général. Faire sentir à l'adversaire l'étendue de son pouvoir en paralysant le pays. Le déplacement des hommes, des femmes et des marchandises est au cœur du fonctionnement de notre société. Tout va alors reposer sur la mobilisation de ces damnés de la terre que sont les camarades qui travaillent dans le secteur des transports. Plus de train, plus de métro, plus de RER, plus d'avion. Plus rien ne bouge. La fourmilière cesse de fourmiller. Le rêve syndicaliste, le cauchemar gouvernemental. Seulement voilà, il n'est pas certain que les conducteurs de train ou de métro, les aiguilleurs du ciel bien à l'abri derrière leurs statuts acceptent de jouer le rôle principal dans cette évocation mélodramatique du grand soir. Qu'ils rechignent un tant soit peu et l'affaire est compromise. Décidément, on ne peut plus compter sur les travailleurs.
Heureusement qu'il reste encore de bons petits gars qui n'ont rien à perdre vu qu'ils sont censés ne rien posséder, hormis leur jeunesse fougueuse et combattive. Jadis on les désignait sous l'épithète générique et peu flatteuse de lumpen prolétariat. Aujourd'hui, on dit casseurs. Expression qui se passe de commentaire.
Ecrit par : Marius | 05 avril 2006
Le Contrat Première Embauche, qui n’est finalement qu’une mesure de très petite ampleur, a engendré une crise sociale et politique grave. Il sert donc en réalité d’étendard pour une foule de contestataires aux motivations variées.
Ainsi, dans ce qui est appelé abusivement, et c’est là encore un victoire dialectique de la Gauche, « le mouvement étudiant », on peut parfois trouver une très légitime inquiétude face à la précarité et au chômage générés par le système français.
On trouve aussi, comme toujours, un certain nombre de lycéens et étudiants heureux d’échapper à leurs cours, suivant leurs copains pour les uns ou une agitatrice gauchiste bien faite de sa personne pour les autres, se délectant de la sensation d’être des rebelles (voire, pour les moins pacifiques, de cette montée d’adrénaline accompagnant le face-à-face avec les CRS).
Comme trop souvent, une masse de jeunes sans culture, ni esprit critique, et encore moins de connaissances politiques, se retrouve cornaquée par une très petite minorité d’activistes d’extrême-gauche récupérant un malaise justifié. Reconnaissons à ces derniers le mérite d’une certaine efficacité : malgré un nombre très réduit, ils arrivent à imposer leur volonté (blocage des facultés) contre la majorité des étudiants, puis à déclencher une crise sociale déstabilisant le gouvernement.
Ecrit par : Henri | 07 avril 2006
La France n’est plus le pays de la liberté. Depuis bien des années elle est devenue l’esclave du terrorisme intellectuel qui étouffe notre société.
On ne dénoncera jamais assez la tyrannie du politiquement correct qui neutralise toute critique et empêche tout débat de fond sur les sujets les plus graves. Car les gardiens du temple de la bien-pensance, le plus souvent de gauche mais parfois de droite, exercent leur dictature intellectuelle et morale dans tous les domaines. Ils jugent et condamnent tout ce qui n’est pas conforme à leur vision du monde, convaincus de détenir la vérité et d’avoir le monopole du cœur. Ils ont la prétention d’imposer leurs idées dans tous les secteurs, l’art, la littérature, l’économie, allant jusqu’à refaire l’histoire ou modifier les mœurs de notre société, invoquant sans cesse la menace d’un « retour à l’ordre moral ».
Sous couvert de bons sentiments, ils affirment, ils imposent, sans aucune possibilité de contradiction ou de débat. Et gare au dissident qui ose contester la « bonne parole », ressassée à longueur de journée par les relais de la pensée unique.
Tous les moyens seront bons, au mieux pour le faire taire, au pire pour l’anéantir : intimidation, menaces, insinuations, mensonges, amalgame, diabolisation, procès d’intention, allant jusqu’à le mettre au ban des médias et en faire un pestiféré. Tout réfractaire est aussitôt étiqueté comme ringard, réactionnaire, raciste ou néofasciste, insultes suprêmes symbolisant le mal absolu. Les armes du terrorisme intellectuel sont aussi nombreuses que redoutables.
Pourtant, au cours de l’histoire, ces détenteurs autoproclamés de la vérité se sont toujours trompés sur tout. Le plus souvent incohérents et pleins de contradictions, usant et abusant du mensonge et de la mauvaise foi, ils défendent l’indéfendable ou nient l’incontestable.
Ils prétendent avoir le monopole du cœur mais ont vénéré des bourreaux comme Staline, Mao, Pol Pot ou Castro, fermant les yeux sur les exactions, les tortures, les famines, les déportations, les génocides et niant l’existence des goulags malgré les témoignages accablants des victimes.
Ils ont loué les vertus du communisme et prédit sa domination sur toute la planète, alors que ce système abominable a échoué partout, semant la misère et la désolation sur tous les continents. Mais dans le même temps ils se prélassaient dans un monde libre en profitant des bienfaits et du confort du capitalisme exécré.
Ils revendiquent le droit d’ingérence, mais seulement pour défendre les musulmans du Kosovo, tout en laissant massacrer les chrétiens du Soudan. Ils exaltent le souvenir de la Révolution mais sont frappés d’amnésie quant aux atrocités de la Terreur et du génocide vendéen. Ils sont anti-américains par principe, oubliant que sans le sacrifice et la détermination de nos alliés et amis, nous serions sous domination nazie ou soviétique.
Ils vantent les bienfaits d’une société pluriethnique et soutiennent les sans papiers, mais habitent le XVI° ou Neuilly, loin des concentrations d’immigrés.
Ils ont répandu à l’école les idées liberticides de mai 68, mais mettent leurs enfants dans le privé, plus discipliné.
Ils relisent l’histoire à leur façon, stigmatisant l’esclavage pratiqué par les Européens, mais ignorant la traite arabo-islamique et fermant les yeux sur le calvaire des esclaves du 21° siècle, au Sahel ou au Moyen-Orient, comme s’il y avait des victimes politiquement correctes et d’autres moins.
Ils crachent sur le rôle positif de la colonisation, niant l’œuvre civilisatrice de la France, mais ils ont soutenu pendant cinquante ans l’occupation des pays de l’Est, ces fameux paradis socialistes qui n’étaient que des colonies soviétiques, véritable antichambre de l’enfer.
Ils prétendent combattre la discrimination et le racisme, mais ignorent systématiquement les actes racistes anti-français, qui ne sont jamais condamnés bien qu’étant les plus nombreux.
Ils clament les droits de l’homme à tout propos, mais ne veulent pas voir les violations quotidiennes de ces mêmes droits en Afrique. Ils dénoncent haut et fort le pillage de l’Afrique par les multinationales, mais se taisent sur les détournements des milliards de l’aide internationale par des dirigeants africains corrompus.
Ils se posent en farouches défenseurs de la laïcité, mais ils s’émeuvent pour un simple tag sur une mosquée et restent indifférents à l’incendie d’une église.
Ils interdisent toute alliance avec l’infréquentable extrême droite mais approuvent le rapprochement avec l’extrême gauche et le PC, oubliant les goulags.
Ils prêchent la tolérance quand on attaque leurs thèses, mais se comportent en Fouquier-Tinville en refusant tout débat à leurs contradicteurs.
Ils exigent la repentance à tout propos mais ne reconnaissent jamais leurs erreurs historiques et ne renient jamais leurs engagements passés pour des causes indéfendables. Fondée sur le mensonge, l’hypocrisie et la mauvaise foi, sans aucune légitimité conférée par le dialogue ou le consensus et faute d’arguments convaincants, la pensée unique ne peut survivre que par le terrorisme intellectuel. Ceci explique la férocité avec laquelle nos bien-pensants s’acharnent sur leurs victimes contestataires. Drapés dans le manteau de la vertu et seuls défenseurs autoproclamés du bien, alors qu’en fait leur compassion est à géométrie variable, ils entendent garder le pouvoir sur les idées par tous les moyens et continuer d’asséner leurs certitudes. Aussi longtemps que notre pays restera sous le joug de cette mécanique totalitaire, digne des plus belles heures du Stalinisme, aucune avancée significative ne verra le jour. Le déblocage de notre société passe par un retour à la liberté d’expression et d’opinion, seule capable de restaurer les débats d’idées et une réflexion constructive, indispensables pour affronter les défis qui se présentent à nous. Quelques frémissements de contestation semblent se manifester çà et là, annonçant le réveil des esprits dans cet océan de résignation et d’anesthésie généralisée. Souhaitons que nous puissions nous libérer de cette dictature écrasante avant qu’il ne soit trop tard pour réformer le pays.
Ecrit par : Jacques | 08 avril 2006
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