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22 mars 2006
Des choses et d'autres sur le Forum...
Etant donné mon manque de temps, et le fait que je n'ai (en théorie) pas accès à Internet la semaine, je ne peux traiter autant de sujets d'actualité sur le site de l'Agora que je le souheterais. Cependant j'ai mis en place un Forum destiné à VOUS, visiteurs égarés !
Cette semaine vous pouvez notamment réagir sur de nombreux articles ou retrouvez :
- les photos du mouvement anti C.P.E à Clermont-Ferrand, pour cela cliquez ici !!!
- les photos de l'occupation de la Sorbonne, des émeutes, et des manifs dans toute la France (n'hésitez pas à apporter votre contribution), pour cela cliquez ici !!!
- un débat sur le mouvement anti C.P.E avec le point sur les mobilisations dans le pays, pour cela cliquez ici !!!
... et encore de nombreux liens !!!
N'hésitez pas à vous inscrire sur le Forum du site !
23:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note



Commentaires
L'UNEF vient ces jours-ci nous vanter la solidarité, déplorer le manque de moyens et s'indigner contre les méchants patrons qui ont pour unique but, c'est bien connu, que de licencier leurs employés. Que ces entreprises soient confiées aux sains gestionnaires de la MNEF, et les licenciements disparaîtraient !
« Police partout, justice nulle part » est le slogan d'extrême gauche repris (certainement spontanément) par les manifestants, avant de l'avoir été par le Syndicat de la Magistrature.
Là toute la bande trosko-Mitterrandienne est sur le banc des accusés, mais semble s'en tirer par des condamnations avec sursis. Après tout voler des étudiants et monter des réseaux occultes de financement, quelle importance quand on est homme politique solidaire et qu'on accède aux plus hautes fonctions de l'Etat ?
Comme le disait Coluche, « le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme, le communisme c'est l'inverse ».
Moralité, si vous allez à la MNEF et qu'on vous prend le pouls, vérifiez en sortant si vous avez encore votre montre. Et si vous manifestez avec l'UNEF, n'emmenez pas votre portable, il paraît qu'ils ont de nouveaux co-manifestants très solidaires aussi.
Ecrit par : Le Prétorien | 23 mars 2006
L’insistance avec laquelle le monde politico-médiatique met en avant l’Unef dans l’affaire du CPE est non seulement sans rapport avec le rôle réel de cette organisation, mais obscène.
Au même moment se déroule le procès, occulté, de la Mnef, qui est aussi le procès de l’Unef, et de SOS Racisme. Cela nous rappelle le temps des grenouillages trostko-socialistes, où l’argent d’une mutuelle servait aux recrutements du pouvoir socialiste et au financement de ses courroies de transmission.
Mettre en avant l’Unef nous rappelle ainsi que cette organisation n’est qu’un pseudopode nauséabond du Parti socialiste, aujourd’hui totalement déconsidéré y compris parmi les étudiants de gauche. Et ce n’est pas l’actuel président de l’Unef qui le ferait oublier, lui qui signa, pour le congrès du PS, en tant que membre des instances nationales du MJS, la motion de la Gauche socialiste, à savoir de Julien Dray et Harlem Désir, les promoteurs de SOS Racisme au bon vieux temps où la Mnef était la pompe à finance de tout ce petit monde.
Ecrit par : Jean | 24 mars 2006
Le CPE, sorte de contrat de la dernière chance pour les inintégrables et inemployables, refusé par les fils de bobos qui n'y auraient jamais droit, allait passer grâce à un soutien inattendu.
Les manifs de moutons, solidaires de ceux qui les frappaient, les rackettaient, les méprisaient depuis des années allaient s'arrêter non pas à cause de charges de CRS, mais par l'insécurité que ces mêmes aveugles niaient.
Mieux, les apologistes de l'immigration, les soutiens inconditionnels à la racaille, allaient demander, que dis-je exiger, que les CRS les protègent de ceux…pour qui ils manifestaient.
Il parait que ces gens là, qui ne comprennent pas l'aberration de la situation, font des études….il serait temps qu'ils les arrêtent. Les racailles les y aideront peut-être. Pendant ce temps, l'UNEF réussissait, aidée par les médias à se refaire une virginité, en détournant l'attention du jugement des malfrats de la MNEF, du procès des pillards de la sécurité sociale étudiante par les bourgeois trotskyste du PS.
Que les CPF continuent ainsi à dialoguer avec les anti CPE, dans de sains échanges fraternels entre « fils d'immigrés » qu'ils déclarent tous être. On ne combat le mal que par le mal.
Vive la solidarité internationale entre les peuples, vive les rencontres enrichissantes entre les populations de différentes cultures, vive les contacts rapprochés entre les jeunes victimes de la discrimination, de l'islamophobie et des préjugés.
Multiplions les rencontres : il faut aider les jeunes à se connaître. Et comme le disait madame Michu, concierge et porte parole de la France actuelle « la racisme c'est à cause des préjugés et de la peur de l'autre ».
Hélas, les préjugés, c'est juger avant de connaître. Or là, maintenant, on connaît et on juge après avoir connu. Quant à la peur de l'autre, on ne comprend pas pourquoi les manifestants ont demandé la protection de la police…auraient-ils eu peur de l'autre ?
Vous les vouliez ? Vous les aviez ! Grand bien vous fassent-ils !
Je vous recommande pour votre prochaine manif le slogan
« Français, t'es foutu, la racaille est dans la rue » et « Tous en sang, tous en sang, ouais, ouais, ouais ».
De bien belles images nous attendent : la fête du mouton dans chaque manif. C'est la seule autorisée en France ; la soupe au cochon y est interdite, la tonte et demain l'égorgement du mouton y sont autorisés. Ses bêlements n'y feront rien.
Ecrit par : Montmirail | 24 mars 2006
Tout en respectant les avis de chacuns attention à ne pas tomber dans des préjugés racistes ...
Pour ce qui est de l'UNEF c'est en effet la principale organisation étudiante (malgré ce que vous dites) aussi bien dans la mobilisation que dans les urnes (cf : résultat des élections universitaires) !
Ecrit par : Niko | 24 mars 2006
Oui génial le CPE on devrait même rétablir l'esclavage comme ça il n'y aurait plus de chomeurs du tout et les chefs d'entreprises pourraient employér à loisir, comme le prouve l'exemple de l'Egypte Ancienne, un vrai modèle de Société !!
Ecrit par : Aniki | 24 mars 2006
Les médias, notamment télévisuels, sont en retard d'une révolution. Ils en sont toujours au schéma selon lequel il y a de gentils lycéens et étudiants qui défilent pacifiquement contre le CPE, et de méchants casseurs qui perturbent la fin de ces manifestations et ternissent l'image d'un mouvement digne et responsable.
Une des applications de cette vision mythique de la réalité, imposée par la gauche, est qu'elle permet de stigmatiser les forces de l'ordre, donc le gouvernement, quelle que soit leur attitude. Si elles interviennent dès les premières tentatives de violence, c'est une "provocation policière" (comme à Vitry hier). Mais lorsqu'elles n'interviennent pas tout de suite (comme aux Invalides), c'est que le gouvernement fait exprès de laisser agresser les gentils étudiants par les méchants casseurs.
Dans le hit parade de la mobilisation anti-CPE et des violences, Rennes occupe une place de choix. Ce sont les "grévistes" de Rennes 2 qui mènent la danse depuis le début. Mercredi, leur prétendue "assemblée générale" a publié un communiqué, qui dit ceci à propos des manifestation et des violences dont elles sont émaillées: "Les "exactions" sont majoritairement des actions menées par les manifestants, conformément à ce qui a précédemment été voté en AG par des milliers (sic) d'étudiants. Les affrontements pouvant parfois en découler sont liés à notre mouvement."
Il s'agit d'une très claire et explicite revendication, par l'AG de Rennes 2, de la responsabilité des violences et des affrontements avec les forces de l'ordre. Qui sont légitimes, puisque démocratiquement décidés par un vote en assemblée générale...
On remarquera que le communiqué ne justifie pas seulement les violences commises par les étudiants, mais celles qui sont commises par "les manifestants" en général. Y compris celles des jeunes venus en bandes des banlieues pour aller à la dépouille et casser du CRS. Un militant rennais de Sud Etudiant et de la LCR l'explique au reporter de l'AFP: "Un mix est progressivement en train de s'opérer entre la crise des banlieues et le mouvement anti-CPE. Depuis une semaine des jeunes des banlieues viennent défiler avec nous et participent aux violences." Tandis qu'un "ex-lycéen au chômage, membre du service d'ordre du Comité d'action lycéen", avertit, avant le début de la manifestation, qu'il y aura des violences en fin de parcours, et que "c'est voulu". D'ailleurs, ajoute-t-il, il ne faut pas dire "casseurs", mais "insoumis".
Il serait donc grotesque de plaindre les malheureux lycéens qui se font frapper et dépouiller. Premièrement leur place n'est pas dans la rue mais au lycée. Deuxièmement, s'ils tiennent à participer aux démonstrations anarcho-trotskistes, ils doivent en assumer les risques, dont ils sont explicitement avertis, y compris par les casseurs de leur "service d'ordre".
Ecrit par : Yves | 24 mars 2006
Cher Yves voulez vous donc mettre la source de votre commentaire qui n'est autre qu'un article de National Hebdo, journal du Front National !!!
source :
http://vox-fn.hautetfort.com/archive/2006/03/25/etudiants-lyceens-casseurs-etc.html
Ecrit par : Niko webmaster | 25 mars 2006
Alors, Madame Amara, Messieurs Aounit, Dubois, Gaubert et Sopo, où êtes-vous ? Des agressions racistes en plein Paris, filmées par les télévisions et revendiquées comme telles par leurs auteurs, et vous êtes aux abonnés absents ?
J'ai fait le tour de vos sites internet respectifs :
- niputesnisoumises.com pour Fadela Amara, présidente de Ni Putes Ni Soumises (NPNS) ;
- mrap.asso.fr pour Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP) ;
- ldh-france.org pour Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) ;
- licra.org pour Patrick Gaubert, président de la Ligue Contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA) ;
- sos-racisme.org pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme.
Alors que vous êtes prêts à dégainer vos communiqués à la moindre occasion au nom de l'« antiracisme » et des « droits de l'homme » (et de la femme), là, RIEN DE RIEN DEPUIS JEUDI.
Et pourtant la télévision française a montré des scènes de pogroms ouvertement racistes, avec les aveux mêmes des auteurs revendiquant verbalement leur haine du « blanc ». VOUS NE POUVEZ l'IGNORER. « Le Monde » et d'autres médias qu'on ne peut qualifier d'« extrémistes » ont rapporté des actes et des propos parfaitement racistes. VOUS NE POUVEZ l'IGNORER.
Mais tous les cinq, vous faites l'autruche car les coupables et les victimes ne sont pas « du bon côté ».
Votre hémiplégie et votre cécité portent un nom : la discrimination. En faisant une telle différence de traitement entre les victimes du racisme et entre les racistes, allant jusqu'à ignorer certaines d'entre elles et certains d'entre eux sur des caractères d'origine, vous pratiquez tout simplement… le racisme, alors que votre objet social est de lutter contre TOUS les racismes. Vous pratiquez le racisme au sens propre du terme, car c'est bien sur un caractère ethnique que vous discriminez les victimes et les coupables.
Si une véritable association antiraciste existait en France, elle serait en droit de porter plainte contre vous.
Pour paraphraser un philosophe bien connu, votre « antiracisme » à sens unique est tout simplement un fascisme du XXIème siècle. Vous n'êtes plus qu'une oligarchie idéologique autoproclamée « antiraciste », et des courroies de transmission pour vos commanditaires politiques ou islamiques respectifs sans aucune prise avec la réalité et les problèmes des Français.
C'est votre droit, mais de grâce, enlevez les mots « contre le racisme » et « droits de l'homme » de vos dénominations et de vos professions de foi, car c'est de l'usurpation et de l'escroquerie pure et simple.
Ecrit par : Francis Blake | 26 mars 2006
“Malgré un contexte de grèves et de blocages, le Rassemblement Etudiant de Droite réunit plus de 8% des voix aux élections étudiantes du CROUS à Paris, multipliant ainsi par 2,5 son score de 2004.
Ces résultats confirment l’implantation du RED et des idées qu’il défend à l’Université. Le RED devient ainsi la troisième force politique étudiante, talonnant l’Unef à 3% près.
Ces élections sont par ailleurs marquées par l’effondrement des syndicats qui bloquent les facs françaises depuis des semaines. Ceci qui montre bien que les étudiants souhaitent pouvoir étudier librement et se refusent à être pris en otage par une minorité d’activistes.
Le RED, fermement engagé contre les grèves et blocages de facs, remercie tous les étudiants qui ont fait le choix d’une alternative de droite ainsi que celles et ceux qui n’ont eu de cesse de soutenir ses combats.
Il dénonce par ailleurs les méthodes totalitaires employées par les mouvements de gauche et d’extrême-gauche qui, non contents de bloquer les universités et d’appeler au boycott des élections sont allés jusqu’à saccager les bureaux de vote et à voler une partie des urnes.”
Ecrit par : Un Etudiant | 27 mars 2006
Cette crise de régime peut déboucher sur un conflit majeur. Elle peut aussi ouvrir la porte à un sursaut national. La faille est devenue si grande, si évidente, avec d’un côté les pseudo élites du système, un Parlement illégitime parce que non représentatif, un pouvoir chabrolisé et de l’autre le peuple, que seule une rupture cathartique serait en mesure d’apaiser les tensions, d’assurer l’ordre républicain et de remettre la France sur les rails.
Entre les deux tours de la Présidentielle de 2002, on a voulu faire croire aux Français que si Le Pen était élu, la France serait paralysée et connaîtrait des troubles graves, un million et demi de jeunes seraient dans la rue, la grève générale serait décidée et notre pays serait mis au ban des nations. Chirac a gagné et… la France est, partout dans le monde, montrée du doigt, la grève générale menace, la jeunesse est dans la rue, des émeutes se sont déclenchées en novembre dont chacun sait qu’elles ne constituaient qu’une simple répétition et le pays est au point mort, économiquement et socialement. Le mensonge et l’imposture apparaissent désormais en pleine lumière et, pour un nombre croissant de Français
Ecrit par : Jean Francois | 27 mars 2006
Les fascistes rouges de l'UNEF balayés dans les élections étudiantes aux Crous !
Le syndicat rouge qui organise le blocage musclé des universités paie cher son totalitarisme. Il perd sa place de première organisation étudiante lors des élections aux Crous au profit d'organisations plus à droite.
L'UNEF (Union nationale des étudiants de France) accuse une chute considérable, passant de 89 à 36 sièges lors de ce scrutin destiné à élire les conseils d'administration des Crous, qui s'est déroulé du mardi 21 au jeudi 23 mars dans les vingt-six académies de métropole.
C'est la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), centriste, qui remporte la mise, puisqu'elle remporte 79 sièges sur les 182 alors qu'elle n'en avait que 30 depuis les dernières élections de 2004. La FAGE, bien qu'opposée au CPE, luttait farouchement contre les grèves et les blocus musclés et minoritaires organisés par l'UNEF.
L'UNI (Union nationale interuniversitaire), syndicat proche de la droite et favorable au CPE, progresse aussi et passe de 14 à 24 sièges. PDE (Promotion et défense des étudiants), centriste, passe de 19 à 17 sièges.
L'UNEF digère mal cette cuisante défaite, et conteste les élections au prétexte… de la grève qu'elle avait elle-même organisée. « Quand on est con, on est con », disait le poète. Comme si cette grève avait empêché les étudiants de voter ! Et d'ailleurs l'UNEF et ses électeurs avaient participé tout à fait normalement au scrutin de cette semaine.
On remarquera tout de même le faible niveau de mobilisation des étudiants, puisque la participation n'a été que de 6% (contre 8% en 2004).
Rappelons que plusieurs leaders de l'UNEF sont actuellement en procès pour avoir bénéficié d'emplois fictifs à la MNEF . C'est donc tout un système totalitaire gauchiste et maffieux qui est en train de s'écrouler dans les universités et à la barre des accusés.
Cet échec électoral des fascistes rouges de l'UNEF et la révélation de leurs magouilles financières sont très prometteurs pour l'avenir. Ils apportent à ces gauchistes malhonnêtes un gros handicap dans leur prétention à représenter les étudiants dans un blocage des universités qui pénalisent… les étudiants qui veulent étudier !
Dans les facs aussi, « la peur change de camp » !
Ecrit par : Un Etudiant | 27 mars 2006
Si on veut être tout à fait juste dans les propos rapportés sur les élections du CROUS on n'oubliera pas de mentionner que l'UNEF et ses militants ont appelés leurs électeurs à BOYCOTTER le scrutin !!!!
Ceci explique peut être cela !
Si les électeurs de l'UNEF ne se déplace pas ce syndicat ne peut que reculer ! Rappelons qu'à TOUTES les élections universitaires où l'UNEF s'est présenté ce syndicat est arrivé en tête nationalement !!!
L'UNEF reste et demeure le premier syndicat étudiant (excepté au CROUS) !
Ecrit par : Niko webmaster | 27 mars 2006
Pendant la crise, les exactions continuent… Entre deux manifs, la pègre des cités ne reste pas inactive. On sait que chaque nuit, en période « calme », une centaine de voitures sont brûlées dans nos villes et nos banlieues, tandis que sept mille bâtiments publics sont incendiés chaque année... Depuis trois semaines, profitant de l’agitation anti-CPE, les bandes communautarisées s’en donnent à cœur joie, redoublant de facéties et d’inventivité dérivative, en attendant le moment d’une explosion plus large, plus joyeusement pyrotechnique et sans doute plus sanglante. Le gouvernement redoutait la grève générale, il pourrait bien avoir la casse généralisée. Et, à terme, un "grand soir" insurrectionnel d'un type nouveau au goût, d'ailleurs, que Marx n'avait pas théorisé.
C’est ainsi que, vendredi dernier, le centre-ville de Saint-Denis (93), dont la municipalité organisait par ailleurs deux jours plus tard un référendum illégal sur le vote des étrangers, a été, pendant tout un après-midi, livré au pillage et à la violence, gratuite ou d'« acquisition » pour reprendre le si pudique, si euphémique et finalement si évocateur langage administratif. Plus de deux cents « jeunes » ont investi les rues piétonnes, brisant les vitrines, saccageant le mobilier urbain, pillant les magasins, agressant passantes et passants, semant la terreur quatre heures durant sous le regard impuissant de quelques policiers visiblement désemparés. Sans doute s’agissait-t-il là de la matérialisation de cette « crise profonde de notre société qui ne croit plus en sa jeunesse », dont parlait ce lundi au micro de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe n°1, Bruno Julliard, le président de l’UNEF.
Jeudi, sur l’esplanade des Invalides, ils étaient plus de deux mille à « manifester leur angoisse »… Vivement demain.
Ecrit par : Jean Francois | 27 mars 2006
Je suis depuis quelques jours en chômage forcé tandis que mes étudiants se trouvent dans l’impossibilité de passer leurs examens. L’université de Perpignan est fermée sur la décision d’un président d’université (un de plus) contraint de participer à la cacophonie nationale orchestrée par des syndicats qui jouent avec la jeunesse de ce pays. Cette dernière est d’autant plus facile à manipuler qu’elle est le fruit d’un système éducatif plus tourné vers l’endoctrinement et le lavage de cerveau que l’instruction élémentaire et l’acquisition des compétences et des qualifications (qui font tant défaut à nos entreprises). Mais c’est devenu un rituel : à l’arrivée du printemps, les lycéens (qui sont censés préparer le bac) investissent la rue et les facs pour empêcher les étudiants de finir convenablement leurs études. Ainsi, les jeunes entrent dans une puberté politique dont certains ne semblent jamais sortir.
Tout allait pourtant bien. Mes étudiants (Economie, IAE) en leur grande majorité suivaient consciencieusement les cours. Il faut préciser que les étudiants de master doivent partir en stage avant la fin du mois après avoir passés leurs examens. Nous entrions donc cette semaine en période d'examen. Alors les syndicats ont recommencé leur cirque infernal en réunissant une assemblée générale. Les militants – qui passent plus de temps à tracter sur le campus qu’à suivre des cours ou fréquenter les bibliothèques (c’est le contribuable qui paie leurs études) - se sont alors sentis investis d’un pouvoir surnaturel. Ils étaient devenus intouchables par la magie des mains levées. Ils ont bloqué l’accès des salles de cours en empilant chaises, tables et autres matériels de la collectivité.
Depuis dix ans, j’assiste à ce rituel usant dans un pays usé face à une opinion qui assiste impuissante à la mise hors-jeu de sa jeunesse : l’année universitaire est rythmée par les vacances, les grèves et les blocages au point que, d’année en année, je ne parviens plus à boucler mes programmes. Alors, on allège les programmes. C’est d’ailleurs devenu une recommandation officielle si l’on veut offrir le diplôme de master à 80 % d’une classe d’âge dont une partie ne maîtrise pas les savoirs fondamentaux requis pour entrer à l’université. Comment des étudiants qui refusent toute forme de sélection peuvent-ils revendiquer (et espérer) un vrai métier ? Je sais que les étudiants grévistes sont loin d’être représentatifs. Mais on ne voit qu’eux et ils intimident les institutions, faisant le bonheur de médias avides de sensations et idéologiquement complices. Ils ne semblent pas conscients qu’ils participent à générer la précarité qui les attend demain.
Au-delà de la question du CPE, c’est à une faillite de nos institutions que nous assistons en direct, et qui rend notre pays ingouvernable. Dans les démocraties modernes et prospères, les lois se débattent et se décident au parlement, pas dans la rue. Mais quand la gauche perd dans les urnes, elle nourrit revancharde un interminable troisième tour social au mépris de la règle la plus élémentaire du jeu démocratique. Et quand la droite gagne les élections, il prévient qu'elle ne fera pas de chasse aux sorcières. Aux USA, quand les démocrates perdent, ils laissent les républicains gouverner. La gauche française, plutôt que de céder aux sirènes de l’extrême-gauche, devrait faire preuve de plus de modestie (et de moins d'arrogance) si elle veut revenir aux affaires (avec quel programme ?) alors que l’héritage mitterandien se traduit par un triplement de la dette publique, une économie essoufflée et disloquée et un horizon bouché pour une génération dupée.
Quant à la droite, elle ferait bien de ne pas retomber dans ses divisions intestines. C’est précisément la rivalité suicidaire Chirac/Giscard qui a livré le pays aux socialistes. Messieurs Sarkozy et Borloo auraient bien tord de se réjouir des mésaventures de De Villepin. Ils se grandiraient aux yeux de l’opinion en faisant preuve de plus de solidarité envers un premier ministre qui a enfin le courage de tenir tête à une contestation illégitime. S’il devait céder aujourd’hui, ce serait la preuve que la France est dans l’incapacité à accepter la moindre réforme. Et un pays qui ne parvient pas à se réformer est un pays condamné.
Ecrit par : Jean Louis | 28 mars 2006
Pendant que Bruno Julliard (président de l'Unef - syndicat étudiant de
gauche) fait mumuse en mettant des lycéens et des étudiants dans la rue, un
maire de Haute-Loire s'oppose aux lycéens anti-CPE de sa commune qui avaient
bloqué un rond-point.
Informée de la situation, madame Arlette Arnaud-Landau, maire du Puy en
Velay, pris sa voiture pour se rendre sur les lieux. Sur place, madame le
maire mis une fessée verbale à ces lycéens bloqueurs de circulation, leur
disant qu'ils empêchaient les gens d'aller travailler et les services
municipaux de prendre soin de cette bonne ville de Haute-Loire.
Or, Madame Arlette Arnaud-Landau en plus d'être maire socialiste est aussi
mère de famille. Et oui, il s'agit de la maman de Bruno Julliard.
L'histoire ne dit pas si Bruno a été privé par môman de dessert après le
traditionnel gigot flageolets dominicale...
Justice soit rendue au Canard Enchaîné qui a révélé cette information dans
ces colonnes, le 22 mars 2006.
Ecrit par : Rocco | 28 mars 2006
Les grèves qui perturbent gravement l'activité du pays en ce jour sont totalement illégales. Leurs instigateurs devraient être devant les tribunaux au lieu de parader dans les médias.
Une grève n'est légitime que si elle vise à défendre des revendications professionnelles. La protestation contre des décisions politiques n'est pas un motif légitime. C'est en toutes lettres dans le Code du travail.
En novembre dernier, la Justice avait déclaré illégale la grève aux transports marseillais car elle visait à faire annuler une décision de la communauté urbaine de Marseille. Le mouvement actuel vise à faire annuler une loi de la République. Il est donc un déni de démocratie, une insulte à la représentation nationale, laquelle, pour sa grande honte, paraît ne même pas s'en apercevoir.
Les pouvoirs publics manquent gravement à leurs responsabilités en restant inertes. L'Etat de droit est en déshérence.
Ecrit par : n Marie | 28 mars 2006
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