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28 juin 2005

Potemkine de Jean Ferrat


A la suite de l'article sur le soulèvement des marins du cuirassé russe Potemkine (article ci dessous) et afin de fêter le centième anniversaire de cet évènement révolutionnaire je vous propose de (re)découvrir la chanson de Jean Ferrat (chanteur de l'idéal communiste), Potemkine.
Oeuvre emprunte d'un romantisme et d'une exaltation qui nous submerge, Potemkine grave au firmament de la conscience collective l'une des "légende" de la lutte prolétarienne !

M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l'océan
M'en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents

Ma mémoire chante en sourdine
Potemkine

Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le cœur d'un marin au grand vent se burine
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé

Sur les flots je t'imagine
Potemkine

M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers

C'est mon frère qu'on assassine
Potemkine

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine

M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on punit ainsi qui veut donner la mort
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort

Ce soir j'aime la marine
Potemkine


Paroles: Georges Coulonges. Musique: Jean Ferrat 1965 "Jean Ferrat - Vol. 2 (1999)"

27 juin 2005

Centième anniversaire de la mutinerie du cuirassé Potemkine !


Il y a exactement 100 ans, le 27 juin 1905, une mutinerie éclata sur le Potemkine, le joyau de la flotte de guerre du Tsar Nicolas II. Cet évènement révolutionnaire annonça la vague insurectionnelle de l'année 1905 et consacra enfin la logique marxiste de la lutte des classes au sein d'une Russie déchirée et affamée.

L'élément déclencheur de la vague de protestation populaire dans l'empire du Tsar fut le désastre militaire de la guerre russo-japonaise. L'empire Russe ridiculisé par le Japon (îlot quasi inconnu et nouveau-venu sur la scène diplomatique internationale) se fissurait de toutes parts. Dans tout le pays les grêves et les insurrections se multipliaient. Un vent de désertion soufflait au sein de la Marine Russe et les officiers avaient le plus grand mal à se faire respecter de leurs hommes.

Le 22 janvier 1905, à Saint-Pétersbourg, devant le Palais d'Hiver où réside Nicolas II, 100.000 grévistes manifestent pour plus de liberté à l'appel de religieux. Cette action pacifiste fut rapidement réprimée dans le sang sur l'ordre du Tsar qui perd alors la confiance de son peuple. C'est le début de la Révolution de 1905 !

D'autres mouvements variés et éphémères virent alors le jour : réunions illégales d'intellectuels, révoltes paysannes, grèves ouvrières… et puis le 27 juin 1905 la révolte à bord du Potemkine !!

Alors que ce dernier effectuait des exercices sur la mer Noire, au large du port d'Odessa, le cuirassé est ravitaillé en provisions. Les marins s'approchent de la nourriture et découvrent avec horreur et stupéfaction de la viande en putréfaction, puante et truffée de vers et d'asticots !
Depuis les défaites navales dans la Mer du Japon les soldats russes sont au bord de la mutinerie et sur le Potemkine c'est l'indignation !
Attiré par les vociférations des jeunes marins (pour la pluspart des paysans sans éducation, recrutés de force quelques mois plus tôt pour combler les effectifs creusés par la guerre), le médecin du bord s'approche et examine froidement la nourriture qu'il déclare comestible (sous réserve d'être simplement lavée avec du vinaigre) au milieu du brouhaha incessant !

Au moment du repas, les marins refusent de manger la viande servie par les cuisiniers. Outré le commandant du navire rassemble l'équipage du navire sur le pont et lance un appel aux volontaires qui acceptent de se plier aux règles militaires et de manger la nourriture servie sur le bâteau. Seuls quelques vétérans s'avancent par habitude mais l'immense majorité des marins reste de marbre ! Désavoué et sentant la rebellion se profiler le comandant se retire tout en annonçant que les marins n'auront rien d'autre à manger.

A bord du navire, un militant révolutionnaire du parti social-démocrate, Afatasy Matiouchenko, qui a reçu la consigne de préparer les marins à une insurrection générale dans la Mer noire, excite ses camarades et cherche l'affrontement avec les gardes du commandant !
A la suite d'un dérapage le second du navire tire sur l'un des contestataire et c'est l'explosion ! Les matelots réfractaires dévalisent l'armurerie et prennent le contrôle du bâtiment.
Les officiers tsaristes, le capîtaine, le second et le médecin vendu sont tués et jetés à la mer.
Les mutins du Potemkine hissent le drapeau rouge de la révolution prolétarienne sous les ordres de Matiouchenko.

En entrant dans le port d'Odessa le mardi 27 juin, les mutins fraternisent avec le peuple en lutte depuis déjà plusieurs jours contre le gouvernement tsariste et l'armée. L'arrivée du navire désormais sous les ordres du prolétariat ravive l'espoir dans les coeurs des grévistes d'Odessa sauvagement réprimés par la police et la cavalerie cosaque.
Le général Kokhanov, responsable de l'armée d'Odessa, en voyant le rassemblement du peuple révolté fait donner la charge et les cosaques massacrent des centaines de civils innocents, hommes, femmes, enfants. Consternés les marins du Potemkine décident de bombarder le quartier-général du général Kokhanov et de venger les centaines de victimes. Malheureusement le tir du cuirassé n'est pas assez puissant et Matiouchenko décide de quitter Odessa avant que les renforts tsaristes n'arrivent.

Après avoir tenté de libérer plusieurs flottes de l'emprise du Tsar, le Potemkine rentre au port roumain de Constantza et demande l'asile malgré les contestations de Matiouchenko qui souhaite continuer la lutte. Matiouchenko et ses hommes, accueillis en Roumanie, défient une dernière fois le Tsar en sabordant le mythique navire.

En 1907, le tsar Nicolas II promet une amnistie aux révolutionnaires de 1905. Les révoltés du Potemkine se méfient et restent en roumanie à l'exception de cinq d'entre eux (parmis lesquels Matiouchenko) qui rentrent en Russie. Revenant sur sa parole, Nicolas II envoie en Sibérie les quatre mutins et fait pendre le grand Matiouchenko à la frontière !

La mutinerie du Potemkine et les évènements révolutionnaires du Port d'Odessa ont annoncé la grande révolution prolétarienne de 1917. En se sacrifiant pour la lutte, les marins et les grévistes russes ont posé les jalons de la notion de la lutte des classes ("Marin ne tire pas sur un autre marin") et ont contribué à l'effondrement de la dictature tsariste !

23 juin 2005

Il y a 157 ans ... la Révolution de 1848 !


Il y a 157 ans jour pour jour, éclatait à Paris le 23 Juin 1848 une des premières insurrection ouvrière. Cette révolution populaire organisée par des anarchistes, des idéalistes et des féministes sortis de prison (Barbès, Blanqui, Proudhon ...) secoua durant quatre mois pratiquement tout le territoire français et lança en Europe le "printemps des peuples".

En 1848, une série de révolutions embrase la pluspart des Etats d'Europe. Cette flambée de colère, à laquelle on a donné le nom évocateur de "printemps des peuples", a débuté en France. Les aspirations républicaines y rencontrent un désir de justice sociale, et l'émeute parisienne chasse le dernier roi français, Louis Philippe d'Orléans.

La République "une et indivisible" est proclamée à Paris le 24 février 1848. Le nouveau gouvernement hétéroclite (composé de modérés, de socialistes et d'ouvriers), où figurent notamment le poète Lamartine, va abolir l'esclavage, supprimer la peine de mort pour les prisonniers politiques, garantir la liberté de presse et de réunions et instaurer le suffrage universel. Enfin pour lutter contre le chômage, le nouveau gouvernement crée les "ateliers nationaux" qui emploient les inactifs à des travaux d'utilité publique.

Cependant en Avril 1848, c'est un coup d'arrêt pour le gouvernement révolutionnaire qui est désavoué dans les urnes. Le vote réactionnaire des campagnes porte au pouvoir des républicains modérés. Ils décident de revenir sur les décisions prises par le gouvernement populaire et supprime les ateliers nationaux qui emploient plus de 120 000 ouvriers. Cette décision est motivée par la peur des notables provinciaux d'y voir s'installer une agitation ouvrière.

Le 22 Juin 1848 (le lendemain de la fermeture des ateliers nationaux), les ouvriers tiennet meeting et défilent dans les rues de Paris.
Le 23, un grand rassemblement a lieu place de la Bastille, et la foule, venue des quartiers de l'Est, se lance dans les rues pour y dresser des barricades ! En une journée c'est plus de 400 barricades qui sont formés aux coeur de la capitale de Montmartre à la place du Trône, en passant par le val de Grâce et le cimetière du Père Lachaise. La Place de la Bastille devient le quartier général des révoltés !

L'Assemblée constitutante met alors paris en état de siège. Investi des pleins pouvoirs, le ministre de la Guerre, le général Cavaignac, mène la répression avec l'aide de la garde nationale et de la garde mobile. Celle-ci est terrible et ce sont plus de 5000 insurgés qui trouvent la mort sur les barricades !

Le 25 juin 1848, après deux jours de combats, le peuple révolté résiste encore à l'Est entre Bastille et Nation.
Le 26 juin 1848, le général Lamoricière prend d'assaut la barricade du faubourg saint Antoine ainsi que toutes celles qui suivent jusqu'au quartier général de la Place de la Bastille (65 au total!). La chute des dernières barricades populaires est suivie d'éxécutions sommaires et d'immenses rafles de suspects.
En trois jours de combats on relève plus de 5000 pertes chez les insurgés et quelques 2000 morts du côté des forces réactionnaires. 15 000 survivants de l'insurrection sont déportés sans jugement vers l'Algérie.

La défaite de l'insurrection populaire sonne le glas de la II République et l'avènement du prince Louis-Napoléon Bonaparte. Il faudra attendre 1871 et les évènements de la "Commune" pour espérer voir le peuple prendre enfin en main sa destinée et se venger de l'affront de 1848 !

21 juin 2005

"Le Triomphe de l'anarchie" de René Binamé


Tu veux bâtir des cités idéales,
Détruis d'abord les monstruosités.
Gouvernements, casernes, cathédrales,
Qui sont pour nous autant d'absurdités.
Sans plus attendre, gagnons le communisme
Ne nous groupons que par affinités
Notre bonheur naîtra de l'altruisme
Que nos désirs soient des réalités


refrain
Debout, debout, compagnons de misère
L'heure est venue, il faut nous révolter
Que le sang coule, et rougisse la terre
Mais que ce soit pour notre liberté


C'est reculer que d'être stationnaire
On le devient de trop philosopher
Debout, debout, vieux révolutionnaire
Et l'anarchie enfin va triompher
Empare-toi maintenant de l'usine
Du capital, deviens le fossoyeur
Ta vie vaut mieux que d'être une machine
Tout est à tous, rien n'est à l'exploiteur


Sans préjugé, suis les lois de nature
Et ne produis que par nécessité
Travail facile, ou besogne très dure
N'ont de valeur qu'en leur utilité


refrain

On rêve amour au-delà des frontières
On rêve amour aussi de ton côté
On rêve amour dans les nations entières
L'erreur fait place à la réalité
Oui, la patrie est une baliverne
Un sentiment doublé de lâcheté
Ne deviens pas de la viande à caserne
Jeune conscrit, mieux te vaut déserter


refrain

Que la nitro, comme la dynamite
Soit là pendant qu'on discute raison
S'il est besoin, renversons la marmite
Et de nos maux, hâtons la guérison
Place pour tous au banquet de la vie
Notre appétit seul peut se limiter
Que pour chacun, la table soit servie
Le ventre plein, l'homme peut discuter


refrain

Pour écouter Le Triomphe de l'anarchie de René Binamé cliquer ici !!!

19 juin 2005

Vers une victoire du peuple bolivien ?


Un nouveau cycle de luttes s’est ouvert en Bolivie avec l’union de syndicalistes, des paysans et des mineurs de tout le pays pour empêcher la vente des réserves de gaz de la nation aux États-Unis par le biais des industries privées.

Dans un état écrasé par les pressions étasuniennes, la lutte contre les trafiques de drogues et les exigences monétaires du FMI, la "guerre du gaz" est le nouveau symbol du soulèvement populaire contre les intérêts étrangers venus piller la richesse du pays !

Véritable lutte des classes, nos camarades boliviens se sont mobilisés et ont montés des barricades sur tout le territoire pour réclamer la nationalisation du gaz !

Après de longues semaines de combats, et des affrontements violents avec l'armée, ils ont obtenus la démission du Président et la tenue prochaine d'élections générales. Le nouveau président intérimaire, Eduardo Rodriguez, va tenter de répondre pour le mieux aux attentes du peuple le temps d'organiser la consultation.

Le Mouvement vers le Socialisme (MAS), favori de cette élection, entend relever petit à petit l'économie bolivienne en redonnant notamment au pays son indépendance économique !

Le peuple bolivien à remporter une première victoire sur le libéralisme économique et l'impérialisme américain. Il s'agit pour nous de le soutenir dans sa lutte pour l'autodétermination à l'heure où les médias ignorent volontairement les évènements révolutionnaires qui se déroulent à La Paz !

11 juin 2005

Le Verdict populaire doit être respecté !


L'ouragan politique du vote révolutionnaire pour le NON à la Constitution est une première étape vers une véritable démocratie où le peuple construira enfin SON Europe et SON avenir.

Il s'agit désormais de montrer au gouvernement que ce NON est un NON de gauche et de nous faire entendre pour que notre choix soit respecté !

Les votes français et neerlandais ont dors et déjà condamnés le traité puisque celui-ci devait être adopté par tous les membres de l'Union. Ce n'est pas la cas il est donc rejeté !

Par conséquent :

- Le président de la République doit retirer la signature de la France.
- L’Union européenne doit décider une nouvelle négociation sur les politiques économiques et sociales et sur les institutions de l’Union européenne.
- Cette nouvelle discussion doit s’ouvrir aux exigences des peuples, qui doivent être associés et consultés.



Le peuple de gauche par l'intermédiaire du Parti Communiste Français exige donc :


- Le retrait de la directive Bolkestein et de toutes les directives de mise en oeuvre des politiques libérales.
- La suspension de toutes les directives imposant la mise en concurrence des services publics.
- Des mesures de convergence sociales et fiscales permettant de lutter contre le dumping social et les délocalisations.
- Un changement des objectifs de l’agenda de Lisbonne : l’emploi et le progrès social et non la seule compétitivité.
- Le retrait de l’éducation, de la santé et de la culture du champ des négociations de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS).
- Une redéfinition du statut et des missions de la Banque centrale européenne, pour la mettre au service de l’emploi et du développement humain, et la mise en cause des principes du pacte de stabilité.
- L’annulation de la dette des pays pauvres.


Pour signer cette pétition cliquez ici !!!

05 juin 2005

NON à la répression du mouvement lycéen !!


La FCPE du Val de Marne a lancé une pétition pour "l’abandon des poursuites à l’égard des personnes interpellées lors des différentes initiatives contre la loi Fillon et l’abandon de toutes les sanctions disciplinaires, administratives voire pédagogiques prises contre les lycéens en raison de leur participation au mouvement".

Cette pétition fait suite à la condamnation du leader lycéen Samuel Morville à cinq mois d'emprisonnement avec sursis et à verser 500 euros de dommages-intérêts. Ce dernier est accusé d'outrage à un policier en marge d'une manifestation.

Samuel Morville à tout simplement été interpellé par les forces de l'ordre alors qu'il sortait du métro pour se rendre à une manifestation. Il s'agit sans aucun doute d'une provocation de la part des forces de police à l'égard d'un responsable lycéen qui à été jusque là irréprochable !

Le jeune homme qui nie ces accusations a affirmé avoir été brutalisé par les CRS. ""J'ai été mis à nu, frappé et les policiers m'ont forcé à dire 'j'aime la police et vive la France"'".
Le commissaire plaignant a ignoré les affirmations de Samuel Morville tout en fustigeant la radicalisation du mouvement lycéen : "Le mouvement s'était essoufflé et un groupe d'extrême gauche, le Comité d'action lycéen, composée d'anarcho-libertaires et de militants d'extrême gauche, a continué l'action. Il provoquait les forces de l'ordre dans l'espoir qu'un lycéen prenne un coup de matraque pour relancer le mouvement".

Face à une repression politique de grande ampleur sur tout le territoire national unique en son genre (même en Mai 68 les leaders lycéens n'avaient pas été condamnés à la prison), il convient d'apporter notre soutient à notre camarade de lutte !

Je vous invite donc à signer et à faire circuler la pétition de la FCPE.

Pour signer cliquez ici !!!

Ou va le Parti Socialiste ?


Une semaine après le rejet de la Constitution européenne, le Parti Socialiste à vécu à sa manière sa "Nuit des longs couteaux". En écartant le n°2 Laurent Fabius, partisan du NON, de la direction du Parti, et en restant sourd aux appels du peuple de gauche et des minorités interne, les dirigeants et les militants socialistes se sont définitivement coupés de leur base populaire.

Soucieux d'assurer ses arrières et de se poser comme le seul candidat socialiste légitime à la Présidentielle 2007, François Hollande à évincé Laurent Fabius et ses proches de la direction du P.S. Ces derniers ont tout naturellement été remplaçés par huit nouveaux membres, tous proches de Dominique Strauss-Kahn ou de François Hollande parmis lesquels Manuel Valls (récompensé pour avoir mené campagne pour le «oui» après avoir voté «non» en interne), Jean-Christophe Cambadélis (proche de Dominique Strauss-Kahn) ou l'ancienne garde des Sceaux Marylise Lebranchu.

Hollande qui assure que ces départs sont dus à leurs indiscplines et non au rejet de la Constitution Européenne entend construire une machine électorale bourgeoise avec laquelle il pourra atteindre le poste suprême de Président de la république.
Ce dernier récuse dailleurs la politique de "gauche" voulu par les minorités interne aux parti (le NPS, Nouveau Monde...) et déclare qu'il y a désormais deux lignes dans la majorité sortante : l'une qui cultive "les illusions" et l'autre "qui répond concrètement aux problèmes et donne du sens". Au diable les illusions trotskystes de Mélenchon, il s'agit désormais de vivre dans le système libéral !

Comment cet homme, qui refuse d'écouter le message des sympatisans socialistes qui ont vôtés en majorité pour le NON et qui ne jure que par le système économique actuel peut représenter les espoirs de la gauche française ?

On ne va pas pleurer sur le sort de Laurent Fabius, dont les préocupations sont bien lointaines de celles du prolétariat mais on peut se demander aujourd'hui comment va être utilisé la dynamique révolutionnaire du vote du 29 Mai ?
Quelles vont être les perspectives et les alternatives de gauche au Parti Socialiste ?

Certaines figures internes au P.S se sont aujourd'hui détachés de la ligne libéral d'Hollande. En premier lieu le sénateur Jean-Luc Mélenchon, ardent défenseur du NON, Henri Emmanuelli, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon... C'est à eux aujourd'hui de représenter la voix des socialistes majoritaires qui ont vôtés contre l'Europe libérale !

A eux également d'avoir le courage de re-dire NON, mais cette fois à MM Hollande et Strauss-Kahn et d'appuyer la création d'un parti alternatif au P.S regroupant le véritable peuple de gauche. Olivier Besancenot (porte parole de la LCR) à dailleurs appeler à la création d'un tel contre pouvoir autour des anciens partisans du NON de gauche à savoir l'aile gauche du Parti Socialiste, ATTAC, la Confédération Paysanne de José Bové, les Verts de gauche, le Parti Communiste et la Ligue Communiste révolutionnaire !
C'est ce NON qui sera le plus courageux, un NON à la machine bureaucratique socialiste, un NON avec lequel ils peuvent tout perdre mais aussi tout gagner !
On ne peut plus rien attendre du Parti Socialiste. A quoi bon rester en tant que minorité dans un mouvement autoritaire qui censure ses propres membres ?
C'est aujourd'hui que l'on va pouvoir juger du courage politique des partisans du NON socialiste, qui vont devoir répondre à l'appel de la gauche populaire !

On les attends !

02 juin 2005

Hasta siempre ...


Comme on me l'a demandé il y a quelques mois je met en ligne les paroles de la chanson du Che : Hasta Siempre.
Cette chanson traditionnelle Cubaine, au rythme très latino, dont le titre évoque l'une des phrases mythique du Che "Hasta la victoria siempre" (Toujours jusqu'à la victoire) est devenue le symbole de la lutte révolutionnaire à travers le Monde.

Je remercie "contre" pour le lien vers la musique.

Cliquez ici pour écouter la chanson !!!

Paroles

Aprendemos a querer te
Desde la històrica altura
Donde el sol de tu bravura
Le puso un cerco a la muerte

Aquì se queda la clara
La entrañable transparencia
De tu querida presencia
Comandante Che Guevara

Vienes quemando la brisa
Con soles de primavera
Para planta la bandera
Con la luz de tu sonrisa


Refrain


Tu amor revolucionario
Te conduce a nueva empresa
Donde esperan la firmeza
De tu brazo libertario


Refrain

Seguirimos a delante
Como junto a ti seguimos

Y como Fidel te decimos :
"¡ Hasta Siempre Commandante !"


Refrain


Traduction

On a appris à t'aimer
Depuis la nuit des temps
Où le soleil de ta bravoure
A assiégé la mort

Ici demeure la claire,
La tendre transparence
De ta chère présence
Commandant Che Guevara

Tu viens brûlant la brise
Avec les soleils de printemps
Pour planter le drapeau
Avec la lumière de ton sourire

Refrain

Ton amour révolutionnaire
Te conduit à une nouvelle entreprise
Où l'on attend la fermeté
De ton bras libérateur


Refrain

Nous continuerons au devant
Comme avant, nous continuerons
Et comme Fidel, nous te dirons :
"A jamais Commandant"


Refrain

01 juin 2005

L'idiot du village ...


Appelez à vôter OUI ou appelez à vôter NON ? Une question qui a turlupiné notre François pendant de longues semaines ! Dailleurs, preuve à l'appui, il avoue le 26 mai sur la radio France Culture que si Jacques Chirac avait mis son mandat en jeu à l'issue de ce référendum, le PS aurait appelé à voter NON !?!?!

Vous croyez réver ? Et bien NON ! A croire que cet abruti n'avait même pas lu le Traité Constitutionnel ! Voter OUI pour défendre le patronat d'accord mais la présidence de la république vaut bien un NON !

Extrait de l'interview :

"- François Hollande : Mais de toute manière, on aura le même président jusqu’en 2007. […] Dès lors qu’il ne met pas sa personne en cause - on peut le regretter ou on peut ...
- Journaliste : Vous souhaiteriez qu’il mette sa personne en cause ?
- François Hollande : Non, non, aujourd’hui il n’y a pas de raison qu’il le fasse puisqu’il ne l’a pas fait et s’il l’avait fait d’ailleurs, nous aurions appelé à voter non […] "


Cliquez ICI pour écouter l'extrait

Et oui ce grand Monsieur représente la gauche parlementaire de notre pays !!!

PS : Cet article à été inspiré d'un article du blog de Thierry Lenain

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