07 août 2007

Tout le monde descend !

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Et oui depuis plus d'un an ce blog n'est plus actualisé mais comme je remarque qu'il continue de recevoir de nombreuses visites je signale l'adresse de mon nouveau site :

http://agora-rouge.blogg.org/

Au plaisir de vous y re-voir...

Niko.

30 avril 2006

Soutenons les salariés de "France Soir"

Depuis le projet de reprise présenté par l'homme d'affaire Jean-Pierre Brunois et l'ancien journaliste sportif Olivier Rey (spécialiste du canard footbalistique à sensation), les salariés du célèbre journal sont dans l'incertitude.

Face à la brutalité de ce projet, qui prévoit de supprimer 51 des 112 emplois du groupe et la disparition des rubriques "Culture" et "Politique" il convient de s'interroger sur les différentes solutions possible au redressement du journal et sur la solution choisie par le tribunal de commerce de Lille.

A peine arrivé à la tête du quotidien, Olivier Rey s'est illustré par une série de déclarations honteuses et racistes : "Moi je suis savoyard, pas juif. Je ne suis pas un voleur" (allusion au milliardaire Arcadi Gaydamack l'un des repreneurs en lice), "On va pas couvrir un match de foot pour raconter que Juninho a marqué un coup franc... ça, on s'en bat les couilles. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir dans quelle boîte de Lyon les joueurs sont sortis et si Juninho s'est tapé une pute" ! On comprend alors aisément que certains journalistes ne souhaitent pas participer à ce nouveau mix entre "National Hebdo" et "Ici Paris" !

Afin de casser le mouvement de grève de la rédaction entamée depuis plusieurs semaines, il a ensuite harcelé par téléphone les grévistes, afin de reprendre le travail. Sans résultat !

Pire dans l'édito de "France Soir le come-back" (première tentative râté de remettre le quotidien dans les kiosques), Jean-Pierre Brunois affirme vouloir "réhabiliter une forme noble et nécessaire de populisme" sur le modèle des tabloïds anglais !

Quand à la ligne éditoriale elle est très clair ! Selon ce dernier il ne faut traiter que les sujets qui passionne les classes populaires : le foot, le turf, l'actualité de la télévision, la vie privée des people et les faits divers... Intérrogé sur RTL sur la façon dont il aurait traité le mouvement anti CPE, Olivier Rey affirme qu'il n'aurait parlé que des casseurs ! Que du spectaculaire !

Face à cette tentative de dénaturalisation de l'un des plus grands titres française les employés de "France Soir" n'ont plus qu'un seul espoir : que la cour d'appel de Douai, auprès de laquelle le comité d'entreprise et la société éditrice du journal ont fait appel, accepte de suspendre la décision du tribunal de commerce.

Pour que "France Soir" ne meurt pas soutenons le combat de ses salariés...

09 avril 2006

Succès croissant du site

  Le site de l'Agora à connu le mois dernier le nombre de visites le plus important depuis sa création il y a un peu plus d'un an.

 

  Avec plus de 3100 visiteurs uniques (pour 3500 visites au total) et près de 9000 pages affichées, le site à connu un mois de mars exceptionnel ! Cette affluence record, certainement due aux évènements de politique intérieure sur le Contrat Premier Embauche sera probablement battue durant ce mois d'avril s'y j'en crois le démarage en flèche du nombre de visites !

 

  A l'opposé de ce constat réjouissant le Forum du site n'attire malheureusement que très peu de visiteurs.  En remerciant mes lecteurs et en espérant les voir participer sur le Forum dans les semaines à venir !

 

  PS : Une petite pensée pour cet étudiant clermontois blessé au couteau par des membres fascistes de l'UNI et du Comité "SOS Facs bloqués" pour avoir voulu s'exprimer lors d'un débat organisé par la droite universitaire !

22 mars 2006

Des choses et d'autres sur le Forum...

  Etant donné mon manque de temps, et le fait que je n'ai (en théorie) pas accès à Internet la semaine, je ne peux traiter autant de sujets d'actualité sur le site de l'Agora que je le souheterais. Cependant j'ai mis en place un Forum destiné à VOUS, visiteurs égarés !

  Cette semaine vous pouvez notamment réagir sur de nombreux articles ou retrouvez :

- les photos du mouvement anti C.P.E à Clermont-Ferrand, pour cela cliquez ici !!!

- les photos de l'occupation de la Sorbonne, des émeutes, et des manifs dans toute la France (n'hésitez pas à apporter votre contribution), pour cela cliquez ici !!!

- un débat sur le mouvement anti C.P.E avec le point sur les mobilisations dans le pays, pour cela cliquez ici !!!

... et encore de nombreux liens !!!

N'hésitez pas à vous inscrire sur le Forum du site ! 

Allez directement sur le Forum ? Cliquez ici !!! 

12 mars 2006

Tous ensemble contre le C.P.E !

Le gouvernement vient de rendre public son plan pour l'emploi des jeunes et sa mesure phare : Le Contrat Première Embauche. Il s'agit d'une véritable déclaration de guerre à la jeunesse !

"Déréglementation sans précédent du marché du travail" Le Monde du 17/01/05

Après avoir mis en place durant l'été dernier le Contrat Nouvelle Embauche qui constituait déjà une grave remise en cause du code du travail, le gouvernement cherche à élargir cette mesure scandaleuse à l'ensemble de la jeunesse, dans l'attente future de fondre ces deux mesures dans un seul et unique "contrat poubelle" sonnant le glas du CDI !

Pour nous, jeunes de moins de 26 ans, c'est une situation précaire qui nous attend après de nombreuses années d'études ouvrant aux titulaires de ce contrat une période d'essai de deux ans durant laquelle le salarié est soumis à toutes les volontés de son employeur et peut être licensié sans préavis et avec de faibles indémnités !

Avec l'adoption de ce texte nous assistions à une attaque en règle du code du travail et au retour de "l'emploi journalier" ! La possibilité offerte à l'employeur de licensier sans motif va à l'encontre du droit du travail et de toutes les conventions internationales (Organisation Internationale du Travail, déclaration européenne des droits de l’homme).

"La précarité est une loi de la condition humaine" Laurence Parisot présidente du MEDEF sur France Inter

Exonéré totalement de charges patronales pendant trois ans, l'employeur peut mettre à la porte sans aucun motif l'un de ses salariés si celui-ci fait la grève, est syndiqué, tombe enceinte, prend un congé maladie ou refuse de faire des heures supplémentaires non rémunérées...!

De plus ce nouveau contrat enfonce la jeunesse dans une instabilité préoccupente ! C'est pour les jeunes l'impossibilité de faire des projets d'avenir ou de faire un emprunt à la banque !

Contrairement à ce qu'affirme le gouvernement l'arrivé du CNE (le petit frère du CPE) n'a pas stimulé l'emploi ! Dans un récent sondage paru dans le Monde du 10 janvier 2006 sur 300 dirigeants ayant eu recours au CNE, seuls 29% des entrepreneurs interrogés déclarent qu'ils n'auraient pas embauché sans l'existence du CNE, alors que 71% auraient de toutes les façons recrutés, dont 40% en CDI et 28% en CDD. De plus sur les CNE créés, il y a déjà eu quasiment 30 000 licensiements sans motifs valable et parmis eux de nombreuses femmes enceintes et personnes tombées malades (source France 2) !

La suite ? Une précarité généralisé pour tous les salariés ?

"Nous mettons notamment sur la table la question du contrat de travail : contrat unique fusionnant CDD et CDI à l'exemple de ce que nous faisons pour les petites entreprises et les jeunes" Dominique de Villepin dans Le Nouvel Observateur du 26 janvier 2006

 

 

Passée en force sans aucune concertation avec les partenaires sociaux, cette nouvelle mesure ne fait qu'aggraver un peu plus la situation d'urgence sociale dans laquelle se trouve la jeunesse. Après la réforme des retraites, les attaques contre la sécurité sociale et la baisse drastique du budget de l'éducation, le gouvernement veut aujourd'hui exclure les jeunes du droit du travail.

Quand on sait que le chômage touche 25% des jeunes et que la qualité du premier emploi détermine largement le reste du parcours professionnel des salariés, on mesure que c'est à notre avenir que s'attaque le gouvernement !

Nous refusons de nous résigner, nous refusons de croire que la précarité constitue la seule réponse au chômage des jeunes. Nous exigeons donc de ce gouvernement illégitime qu'il retire cette mesure et appelons les étudiants et lycéens de France à se mettre en grève pour le faire plier ! Parcequ'une grève n'a de force que si elle est légitime et qu'elle s'accompagne d'un blocus il est indispensable de s'organiser en AG et de voter l'occupation des lieux de travail !

 

UNE SEULE SOLUTION : L'OCCUPATION DES FACS !

EL PUEBLO UNIDO JAMAS SERA VENCIDO

 

PS : N'hésitez pas à venir réagir sur le Forum du site !!! Cliquez ICI !!! 

 

 

12 novembre 2005

Piégés par la République, le drame des banlieues :

Article de Didier LAPEY-RONNIE et Laurent MUCCHIELLI
QUOTIDIEN : mercredi 09 novembre 2005

Didier LAPEY-RONNIE et Laurent MUCCHIELLI sont
sociologues.

Pas de beaux discours tout simplement une analyse des plus pertinente sur la situation actuelle des banlieues !

 

Les émeutiers sont seuls. Ils n'ont aucun soutien politique. Il est vrai qu'ils sont difficilement défendables. Ils sont agressifs et violents. Ils ont souvent un présent ou un passé de délinquants. Ils brûlent des voitures et affrontent durement la police. Les photos des journaux et les reportages télévisuels nous abreuvent de ces images de véhicules ou de bâtiments en flammes autour desquels dansent des silhouettes menaçantes. Images inquiétantes, toutes prises derrière le paravent policier, du point de vue de l'ordre et de la loi, mais qui nous interdisent à jamais d'avoir le point de vue inverse, le point de vue de celui qui fait face à la police et à l'ordre de la bonne société. Sous les capuches rabattues de leur jogging, les «jeunes » sont sans visage, anonymes et sans parole. Comme l'a rappelé le lynchage d'Epinay-sur-Seine, la violence écoeurante dont ils usent semble bien le signe qu'ils sont hors de notre société, des «sauvageons» ou une «racaille» dont il faut se protéger et surtout dont il faut protéger les «braves gens» qui ont le malheur de vivre dans les mêmes cités et qui, eux, voudraient «s'en sortir» et «s'intégrer». N'ayant rien à dire, si ce n'est exprimer le mélange d'émotion et de rage qui les a saisis à la suite de la mort de Ziad B. et Banou T., puis des propos du ministre de l'Intérieur, ils seront maintenant l'objet de tous les discours et de tous les usages politiques, un instrument destiné à justifier la répression et l'appel toujours plus pressant à la loi. L'ordre et la justice, a répondu le gouvernement après avoir liquidé les emplois jeunes et la police de proximité, le budget des associations et de la politique de la ville. Ces jeunes sont ainsi enfermés dans le rapport exclusif à la norme et à la morale, irrémédiablement marginalisés et construits comme des problèmes : ceux qu'ils subiraient et ceux qu'ils feraient subir. Et la violence dont ils usent, par effet de sidération, renforce le cercle vicieux et justifie qu'ils soient tenus à l'écart.

Certes, l'émeute libère la colère et la violence, les petits délinquants s'en donnent à coeur joie. Pourtant, ces «violences urbaines» ne sauraient être réduites à la seule question de la loi et de la norme. Dans les années 1960, il aurait été absurde de ramener les petits groupes de Black Panthers à de simples délinquants. Il y a un siècle et demi, Gavroche, qui effrayait tant la bonne société, aurait pu mourir en volant le portefeuille d'un bourgeois aussi bien que sur une barricade. L'émeute et la violence urbaine charrient toutes les déviances qu'elles mêlent au sentiment d'une humiliation démultipliée.

Une humiliation scolaire. L'école n'est pas vécue par une partie de ces jeunes comme un instrument de promotion mais comme le lieu d'une sélection qui transforme leur destin social en autant d'humiliations personnelles. A leurs yeux, la promotion par l'école est réservée à d'autres, qui savent tirer tous les bénéfices et qui sont généralement des «Blancs» quand eux sont généralement des jeunes issus de l'immigration. Ne serait-ce pas ces mêmes «jeunes de banlieue» qui, au mois de mars dernier, dépouillaient et frappaient les lycéens venus manifester pour défendre leur école ? Une humiliation économique. Tandis que nous commentons des hausses ou des baisses d'un taux de chômage national entre 8 et 9 %, la situation d'une partie de la jeunesse est sans commune mesure. Le taux de chômage des jeunes à Clichy-sous-Bois tourne autour de 30 %. Et si l'on cible les jeunes nés de père ouvrier et sortis de l'école sans diplôme ou avec un simple CAP, le taux de chômage dépasse les 50 % dans la plupart de ces quartiers qui s'enflamment de nouveau aujourd'hui. Sans emploi, impossible d'accéder à un logement et d'envisager de pouvoir fonder sa propre famille. La vie «normale» est interdite.

Une humiliation quotidienne dans les rapports avec la police. Les pouvoirs publics ne mesurent sans doute pas à quel point cette interaction est devenue au fil des ans un élément du problème. Lorsque des policiers presque tous «blancs» interviennent sur des populations qu'ils ne connaissent pas, contrôlent indistinctement tous ceux qui leur paraissent «suspects» (qui sont presque tous black ou beurs) et sont capables de faire preuve de la même violence verbale et physique que les délinquants qu'ils voudraient arrêter, alors il n'est pas surprenant que cette relation quotidienne soit perçue par ces jeunes comme le symbole d'une oppression et d'un racisme.

Une humiliation politique. Après l'échec du «mouvement beur» du début des années 1980, et tandis que les militants politiques et syndicaux ont déserté les quartiers populaires, la jeunesse de ces quartiers ne parvient pas à faire entendre sa parole dans l'espace politique. Pire : quand elle tente de s'exprimer et de s'affirmer d'une autre façon, ceci se retourne contre elle. Son engouement pour le rap est traité avec crainte ou condescendance. Son affirmation identitaire est accusée d'être une forme de «communautarisme» qui menacerait l'unicité de la République. Son affirmation religieuse est criminalisée au nom de la peur du terrorisme ou de la liberté des femmes.

Dans ces conditions, est-il si difficile de comprendre que cette jeunesse a avant tout besoin de reconnaissance et de dignité (le fameux «respect») ? Et lorsque l'émeute éclate et que la violence se déchaîne, est-il si difficile de comprendre qu'à côté des incendies de voitures les jeunes s'en prennent aussi aux institutions : police, transports collectifs, antennes ANPE, centres sociaux et même écoles ? Pour eux, ces services publics ne sont plus guère des instruments d'amélioration de la vie sociale et plus du tout des vecteurs d'intégration, ce sont des aides qu'ils finissent par rejeter comme de la charité, quand ce ne sont pas à leurs yeux des obstacles à franchir, voire des frontières qui les maintiennent à l'écart de la «vie normale» à laquelle ils n'osent plus rêver. Du «modèle social français», ils ne connaissent que le chômage ou l'intérim, les emplois aidés et la dépendance aux services sociaux, tout un univers «gris» protégeant de la misère mais enfermant dans la précarité et semblant n'avoir aucune issue. Cet univers est alors vécu comme un «piège» dans lequel ils survivent loin de la «vie normale» des «nantis», et dans lequel ils ont le sentiment que leur vie s'en va sans pouvoir être véritablement vécue. Ils se sentent coincés dans une «nasse» qui sert finalement à les maintenir à l'écart d'une société qui ne veut pas d'eux.

Aussi, les mots de la République se vident-ils de leur sens et sont-ils perçus comme les masques d'une société «blanche» qui racialise et humilie sans même vouloir le reconnaître. Ne nous rappelle-t-on pas régulièrement que la France possède un modèle d'intégration que tout le monde nous envie, que la France n'est pas l'Amérique ou la Grande-Bretagne libérales et n'a pas de ghettos ? Qui cherche ainsi à se rassurer ? Qui ne veut pas comprendre que ces jeunes, eux, ont le sentiment de vivre dans des ghettos ?

Alors les mots finissent par déchaîner la rage puisque leur sens n'est plus partagé et qu'ils ont perdu leur contenu. Centrée sur la défense du «modèle social français» et de plus en plus tentée par le repli national autour des «services publics» et des «petits fonctionnaires», réaffirmant sans cesse les vertus d'une République égalitariste pourtant en faillite, devenue adepte d'une «laïcité» pure et dure hostile à tout «communautarisme», la gauche elle-même a abandonné le monde populaire et celui des immigrés.

A travers elle, les «classes moyennes» et les «fonctionnaires» monopolisent l'espace public et défendent leurs intérêts, excluant de fait toute forme alternative de représentation et d'expression : combien de «jeunes de banlieue» dans les défilés pour défendre le «service public» ? Combien travaillent dans ces mêmes services publics (police, justice, école) ? Combien de citoyens «issus de l'immigration» dans les instances représentatives ?

L'émeute naît ainsi d'abord du vide politique. La violence surgit quand la politique est absente, quand il n'y a plus d'acteurs sociaux ni même de conflit, quand il ne reste plus que la défense de l'ordre et de l'identité nationale. Certes, il est urgent de rétablir un minimum de politique sociale, de lutter contre les discriminations, d'en finir avec des pratiques policières indignes d'une démocratie et surtout de stopper cette ségrégation urbaine qui structure de plus en plus nos modes de vie. Mais les émeutes nous rappellent qu'il est avant tout indispensable de reconnaître et de
respecter toute une population, de considérer qu'elle ne constitue pas un problème mais qu'il s'agit bien de citoyens de notre pays. Face à un gouvernement qui n'a que l'ordre à la bouche, le travail de la gauche aujourd'hui devrait être de faire entrer cette parole dans l'espace public et de lui donner un sens politique. Elle ne semble pas en prendre le chemin.

"les voitures crament dans les banlieues
les braves gens trouvent ça scandaleux
c'est pourtant la règle du jeu
qui sème la haine récolte le feu !!
"

23 octobre 2005

Analyse du mouvement du 4 octobre :

Depuis la victoire électorale du 29 mai et le refus de l'ancrage du libéralisme dans les institutions européennes par le peuple français, cette manifestation unitaire de rentrée était la première démonstration de force du prolétariat face à l'appareil étatique bourgeois de casse du service public et de mise en place de la précarité de l'emploi.

A l'appel de la pluspart des syndicats et des partis de gauche, les salariés du public comme du privé, les chômeurs et els précaires, les sans papier, étudiants et lycéens étaient invités à descendre dans la rue en cette journée de grêve générale pour défendre la qualité du service public, les salaires, le droit à un travail décent et le pouvoir d'achat.

Même si certains pourront voir dans cette journée de mobilisation, où environ 1 Million de personnes ont criées leur mécontentement dans la rue, une action en demi-teinte il est selon moi essentiel de souligner la reprise vivace du mouvement social nourri par les attaques incéssentes du libéralisme et par le conflit de la SNCM. Il n'était guère évident en effet de relancer la "dynamique du 29 mai" enterrée dans les querelles d'intérets des socialos-bourgeois.

Malgré la casse des services assurés par l'Etat, la répression policière sans précédente sur les lycéens des C.A.L (Comités d'Action Lycéen), la légalisation du travail précaire et l'acharnement constant sur les chômeurs ou autres immigrés en situation irrégulière la mobilisation des victimes du gouvernement "Raffarin-bis" peut s'avérer assez faible en comparaison avec les attaques reçues.

Mais laissons tomber tout pessimisme dans cette période sociale déjà noire. Il s'agit désormais d'unir nos forces pour bouter ce gouvernement illégitime ! Avec ou sans les syndicats il faut retourner le plus rapidement dans la rue et raviver le feu de la contestation.

Il ne faut plus attendre : TOUS PRECAIRES TOUS CONCERNES ...

(article écrit en cours d'Histoire romaine :)

Venez réagir sur cette article dans le FORUM du site cliquez ici :  FORUM du site

05 octobre 2005

Un succès à exploiter !

Selon des sources provisoires c'est plus de 1 Million 200 000 manifestants qui ont défilé dans 150 villes de France pour ce Mardi 04 Octobre.

Voici quelques chiffres en bref en attendant une analyse politique plus pointu :

- Paris : 150 000 manifestants

- Marseille : 100 000 manifestants

- Bordeaux : 50 000 manifestants

- Grenoble : 50 000 manifestants

- Clermont - Ferrand : 35 000 manifestants (L'Auvergne en Force !!!) 

- Nantes : 35 000 manifestants

- Toulouse : 30 000 manifestants 

- Lyon : 25 000 manifestants 

- Lille : 15 000 manifestants

- Rennes : 20 000 manifestants

- Tours : 15 000 manifestants 

- Nice : 12 000 manifestants

- Ajaccio : 6 000 manifestants 

01 août 2005

Mise en place du Forum du site !


Après plusieurs demandes et quelques jours de test le FORUM du site de l'Agora est enfin prêt !

Celui-ci est ouvert à toutes les lectrices et les lecteurs de l'Agora qui souhaitent réagir à un article ou apporter leur participation aux différents débats !

Lieu d'échanges et de rencontres le FORUM est un formidable complément des infos reléyées par le site web ! A vous de le faire vivre...

Pour accéder au FORUM du site cliquez ici !!!

31 juillet 2005

Camarade ne te laisse pas manipuler … !


Il est si simple de suivre la majorité bien pensante et de rentrer dans le moule… si simple de ne pas exercer son esprit critique sur des questions pour lesquelles on nous impose une réponse toute faite ! Camarade, tel Joseph K. enfermé dans une mascarade bureaucratique tu es victime de la désinformation croissante ! Les médias à la botte du grand Capital ne cessent de te manipuler, de t’induire en erreur ou de te cacher la vérité ! Camarade réveille toi !

Ne t’es jamais tu demandé pourquoi le grand capital investit dans le monde de la presse qui constitue un secteur extraordinairement déficitaire ? C’est économiquement absurde mais idéologiquement très efficace ! Par ce biais la machine capitaliste réduit le cadre démocratique du débat et de l’information libre. Nous sommes face à une centralisation totalitaire de l’information aux mains des multinationales et du grand capital !

La presse occidentale, régie par le grand capital financier (propriétaire de la majeure partie des moyens d’information), se limite à des thèmes conventionnels et prend soin d’écarter les sujets sensibles de la « Une », voir les passes sous silence ! Sous un cadre idéologique préconçu on ne traite que les informations conventionnels et qui respectent la ligne officielle établie par l’idéologie dominante !

Des manifestations lycéennes à la Révolution vénézuelienne, en passant par le développement des pays « marxistes » sud-américains l’information est bâillonnée !

En France deux multinationales (Dassault et Lagardère) contrôlent le monde de la presse et de l’édition. Le groupe Dassault (dont le président est issu de la droite radicale) est notamment propriétaire de la Socpresse qui représente plus de 70 journaux parmi lesquels Le Figaro et L’Express ! Le groupe Lagardère (dont la principale activité est la vente internationale d’armes) contrôle quant à lui près de 50 journaux, revues ou maisons d’éditions, parmi lesquelles on retrouve Hachette, La Provence, Nice-Matin et même L’Humanité !!! Premier éditeur de France (Hachette, Grasset, Fayard et Stock) il exerce un contrôle extrêmement accru sur la ligne éditoriale censurant notamment les articles concernant les ventes d’armes du groupe. Et la centralisation de l’information ne s’arrête pas là ! Les exemples de journaux sous le contrôle du grand capital sont malheureusement trop nombreux jusqu’à Libération, jadis d’idéologie maoïste, et récemment racheté par le banquier Edouard de Rothschild !

Qu’ils soient de gauche ou de droite de quelle indépendance peut jouir un journal contrôlé par le capital financier ?

Le Président Serge Dassault confessa d’ailleurs à propos du rachat du journal Le Figaro : «Je souhaiterais, dans la mesure du possible, que le journal mette plus en valeur nos entreprises. J’estime qu’il y a quelquefois des informations qui nécessitent beaucoup de précautions. Il en est ainsi des articles qui parlent des contrats en cours de négociation. Il y a des informations qui font plus de mal que de bien. Le risque étant de mettre en péril des intérêts commerciaux ou industriels de notre pays». La presse devient l’arme de propagande des entreprises libérales !

Nous assimilons l’information que les grands lobbys financiers nous bombarde à longueur de journée !

Boycottons les médias manipulateurs...Vive l’Information alternative !

PS : Excusez moi pour l’absence des news je viens juste de rentrer de vacances …

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